INCENDIE. — INSECTES AILÉS
Saint Arnould, évoque de Metz (Cf. At-rnes, Armure, p. 72; etc.). Éteignant par sa bénédiction un incendie qui avait éclaté dans le palais du roi Dagobert'.
Saint Érembert évoque de Toulouse, après avoir été moine de Fontenelle; 30 avril, 671. On raconte que dans un violent incendie qui menaçait sa ville épiscopale, il se rendit à l'église de Saint-Saturnin pour invoquer le secours de Dieu ; puis allant enfoncer en terre son bâton pastoral au-devant des flammes, il mit un terme au sinistre.
Saint Norbert, fondateur des Prémonlrés et archevêque de Magdebourg (Cf. Apparitions de la sainte Vierge, p. 58; etc.). On le voit quelquefois représenté près d'une ville en flammes. Je suppose que c'est une manière de faire entendre l'état moral (séditions , hérésie , etc.) où il trouva la ville d'Anvers qui lui dut d'être ramenée aux mœurs, à la paix et à la foi catholique.
Saint Florian de Lorch, guerrier romain et martyr (Cf. Bâton, p. 127). L'Allemagne et la Pologne qui l'invoquent contre les incendies , le peignent fréquemment armé d'une espèce de seille avec laquelle du haut des airs il répand de l'eau sur des maisons enflammées. Si je ne me trompe, ce recours au saint contre le danger du feu a son origine dans le dernier supplice où il trouva la mort , ayant été précipité avec une pierre au cou dans les eaux de l'Ens*.
Saint Benoit d'Aniane (Cf. Ermites, p. 383). Plus d'une fois il éteignit miraculeusement le feu qui menaçait de dévorer des bâtiments du voisinage*.
Le B1 Bernard, pénitent à Saint-Omer; 19 avril, 1182. Né à Maguelonne, il avait eu quelque part au meurtre d'un seigneur de Languedoc. Muni de lettres de son évêque, il quitta sa patrie pour expier sa faute; et marchait pieds nus, chargé de chaînes, observant quatre carêmes chaque année. Le choix qu'il avait fait d'un climat septentrional avait probablement pour but d'aggraver son expiation. Aujourd'hui personne ne s'y fierait , et je ne dis pas que ce fût sans raison. Quoi qu'il en soit, notre pénitent s'acquit le respect de ses nouveaux concitoyens; et Dieu se mit de la partie, en permettant au malheureux exilé d'éteindre miraculeusement l'incendie d'une maison qu'habitait le compagnon de ses visites aux malades1.
Saint Conrad de Plaisance (Cf. Cerf, p. 187). Un bois en feu près de lui. L'explication en a déjà été donnée précédemment.
Sainte Godeberte, patronne de Noyon (Cf. Anneau,
p. Z|8, sv.). Éteignant par le signe de croix, un incendie qui semblait devoir dévorer l'église de Notre-Dame. Sainte Gertrude de Nivelle abbesse de bénédictines, selon les uns, de chanoinesses, suivant les autres; 17 mars, 658. On rapporte qu'après sa mort , elle apparut audessus de son monastère qui était en proie aux flammes, et qu'on la vit écarter le feu avec son voile5.