‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 797 sur 1339 · AA. SS. Ibid., p. 780, sq · texte numérisé non relu

AA. SS. Ibid., p. 780, sq

4. Cf. Macarii Haginglypla . p. 58, 239. — Bosio, Rama tolltrranea, p. 461.

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prêta tion que la sienne. 11 semble que la torche portée bien haut avait de quoi frapper les yeux davantage ; et que le vase d'huile venait en aide pour préciser l'allusion au langage évangélique1.

Cela dit, on nous comprendra mieux quand nous indiquerons diverses représentations qui ont, sans aucun doute, leurs racines dans le môme enseignement. Pour me rendre plus sensible, commençons par les vierges-.

lesquelles, du reste, sont à peu près les seules qui paraissent souvent dans l'art avec cette caractéristique un peu constante.

Sainte Hiltrude, vierge et recluse; 27 septembre, v. 789. Elle était d'un haut rang, et possédait de grands biens dans le Hainaut: où elle passe pour avoir contribué à la fondation de l'abbaye de Liessies, dont le premier abbé fut son frère Guntard. Je la trouve représentée souvent avec une lampe allumée dans sa main-, on y joint même une palme, bien qu'elle soit morte de sa belle mort dans le petit ermitage où elle s'était confinée volontairement. Cette lampe était aussi l'attribut qu'on lui avait donné à Liessies sur sa châsse t. On pourrait imaginer que ce fût une allusion à l'oraison de sa fête : « Cujus castitatis radiis illustramur'. » Mais je crois que c'est tout simplement la lampe des vierges. On y peut voir assurément l'amour pour. Dieu; cependant la parabole de l'Évangile montre bien qu'il s'agit surtout de la vigilance continuelle qui doit écarter les occasions fâcheuses de chaque jour.

Dans un manuscrit d'Anchin (xrie siècle), aujour-

1. Je n'oserais pas insinuer que les chandeliers à pompe (en étain, on en fer-blanc) existassent dès lors. Mais pourtant que de choses nous inventons, qui ne sont que renouvelées !

Du reste, sans vouloir examiner de trop près les divers artifices employés pour l'éclairage dans l'antiquité, il y aurait peut-être moyen d'expliquer le flambeau quelconque de nos vierges sages par ce texte de saint Avit, que je livre aux commentateurs. Poem. VI, De laude Virginitalis, v. 441-502:

« Aptavere suas, quœsito lumine, flammas.

Tune sed quinqup, quibus cordi sollertia major;

Quamvis festinant, oleum tamen addere sumtis

Sollicitude- fuit vasis, pinguique liquore

lgtiibus armatis squalentem rumpere noctem.

Atquœ neglectum liquit pars altéra succum,

Simiens flammigeras nequidquam sustulit liaslas.

Bmicat exiguus commuti luminis ignis:

d'hui à la bibliothèque de Douai, les saintes Glossinde, Eusébie et Adalsinde portent également une palme et une lampe*. Il semble donc que dans la France wallone ce fût un attribut ordinaire des vierges vers cette époque; la lampe indiquant des précautions assidues, et la réussite dernière étant annoncée par la palme. Ajoutons pourtant que depuis lors, et généralement dans la chrétienté, la palme a été réservée pour désigner le martyre, et l'on a pu voir qu'à Lecce la lampe des saintes Irène et Vénère n'entraînait pas l'emploi de la palme.

J'ai déjà montré précédemment que le (lambeau ou le cierge et,la lanterne (Cf. Chandelier) semblent avoir eu plusieurs fois la fonction symbolique que remplit la lampe dans les cas cités tout à l'heure. S'il est donc certains faits que je n'aie pas mentionnés, celui qui les rencontrera se trouve suffisamment averti pour les interpréter dans ce sens quand il y aura lieu.

Après ces données épisodiques, reprenons la marche accoutumée de nos énumérations ; en revenant aux saints, à commencer par les évêques.

Saint Narcisse, évêque de Jérusalem (Cf. Cruche, p. 301).

Sed TÎrtute carens, languentem lampada fervor Deserit; et siccam percurrit flamina papyrum. Kt<-. »

Cf. Mélanges d'Archéologie, etc., t. III, p. 13, sv.

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