LAMPE
Surins raconte, d'après les historiens ecclésiastiques, le miracle qu'il opéra le samedi saint pour la solennité pascale, où l'huile manquait1. Or nous voyons que dès les temps anciens, l'éclairage des églises (cathédrales surtout) exigeait une certaine magnificence*. Je donne la
représentation de ce prodige, d'après un croquis de M. Villevieille, communiqué par M. L.-J. Guénebanlt.
Saint Julien, évêque de Cuenca: 28 janvier, 1208. A sa mort, la Mère de Dieu lui apparaît tenant une lampe allumée; en signe de la chasteté qu'il avait conservée
Saint Narcisse de Jérusalem.
sans tache. Selon d'autres, c'était une palme que lui présentait la très-sainte Vierge3; d'où l'on pourrait conclure, peut-être, que la palme et la lampe passaient alors pour deux expressions de la virginité qui se remplaçaient ou se complétaient l'une l'autre indifféremment.
Saint Anthelme chartreux, évêque de Belley (ou de Die?); 26 juin, 1178. Près de lui une lampe est allumée parle doigt d'une main céleste. Cf. p. &97.
On raconte que pendant ses funérailles, trois lampes qui ne s'allumaient d'ordinaire que pour la nuit, s'éclairèrent tout à coup; et les autres se mirent à répandre en même temps un éclat extraordinaire. Le comte de Belley, qui avait eu de grandes discussions avec l'homme de Dieu, fut si frappé de ce signe qu'il s'enfuit immédiatement de la cérémonie*.
Je ne saurais dire si c'est de là que vient la dexlre