MAINS COUPÉES OU TORTURÉES. — MALADES
autre Mennas, martyr en Phrygie (10 novembre) qui avait été soldat, puis ermite.
Saint Jean Damascene. Cf. Apparitions de la sainte Vierge, p. 59.
Saint Oswald, roi des Northumbres et martyr (Cf. Anneau, p. Z|8 : etc.). Je n'ai pas vu qu'on le représentât jamais de façon à mettre sa main particulièrement en lumière, comme on l'a fait en Bretagne pour saint Méen dont il va être question tout à l'heure. Mais on le peint donnant un plat d'argent pour les pauvres, et ceci mérite que nous rappelions la prophétie de saint Aïdan à l'occasion de cette charité. L'évêque était à la table du roi un jour de Pâques, et l'on allait commencer le repas lorsque le prince fut informé qu'une multitude de pauvres se tenait au dehors, attendant une aumône. Oswald fit immédiatement porter à ces mendiants ce qui était servi sur la table, et voulut que l'on mit en pièces un plat d'argent pour en distribuer les morceaux. A cette vue, le saint évêque saisit la main du roi, disant : « Que jamais cette main ne sente les atteintes de la mort ! » L'histoire atteste, même par l'organe des écrivains anglicans, que la main droite d'Oswald (si ce n'est les deifx mains) se conserva sans corruption '.
Saint Lazare moine à Constantinople, sous l'empereur Théophile protecteur des iconoclastes; 23 février, 870. Comme il était peintre, on lui fit brûler la main droite avec un fer rouge, pour l'empêcher de multiplier les saintes images; mais Dieu lui rendit l'usage de cette main torturée, et le saint n'en continua qu'avec plus de zèle à reproduire et à réparer les tableaux que détruisaient les hérétiques *.
Saint Méen (Mein, Mevennus, Neven), abbé de Gaël ; 21 juin, v. 617. Je crois avoir vu quelque part qu'on le représentait tenant une main. Était-ce un rébus pour exprimer le nom français de ce saint, ou pour rappeler le mal dont il guérissait? J'ai indiqué précédemment ce que c'est que le mal Saint-Mein, à propos d'un calendrier breton (p. 170, note 2). Ce peut être encore par une espèce de calembour, qu'il était de fondation que l'on mendiât (que l'on tendit la main) le premier jour du pèlerinage entrepris pour honorer saint Mein '.
Sainte Anastasie et sainte Basilisse, baptisées par les apôtres saint Pierre et saint Paul; 15 avril, sous Néron. On dit qu'elles eurent les mamelles, les pieds et les
mains coupées avant de subir la décollation. Je les trouve représentées parfois avec les deux mains suspendues au cou, comme si le juge eût voulu en faire un trophée de sa rage.