‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 862 sur 1339 · M.\L\DES · texte numérisé non relu

M.\L\DES

let, v. 707. Abandonnant son siège épiscopal, il se retira dans les Vosges pour y vivre en solitaire; mais bientôt sa réputation attira grand nombre d'infirmes qui venaient lui demander la santé l.

Saint Aixyre (Illidius), évêque de Clermont; 7 juillet 385. On a représenté parfois saint Grégoire de Tours encore enfant, guéri au tombeau de saint Allyre; et c'est Grégoire lui-même qui raconte ce miracle*.

Saint Godefroy, évêque d'Amiens (Cf. Chien, p. 214; etc.). Après avoir été moine à Péronne et abbé de plusieurs monastères, il fut élevé à l'épiscopat, où sa dignité lui donna l'occasion de montrer plus en grand sa charité pour toute espèce de malheureux; car il les servait à table tous les jours. On le représente parfois assistant les malades, parce que sa charité se fit connaître de bonne heure dans les fonctions d'infirmier que lui avait confiées l'abbé du monastère de Péronne. Il était né dans le Soissonnais et mourut à Soissons même, ayant été forcé de quitter son diocèse.

Nous avons parlé ailleurs de saint Marcou (Marculfus) abbé, guérissant les écrouelles'. Cf. Cou, p. 263, sv.

Saint Séverin, abbé d'Agaune. Cf. Prince, etc.

Saint Gérard de Brogne, abbé (Cf. Apparitions de mints, p. 61 ; etc.), guérissant de la pierre ou de la goutte le comte de Flandre Arnou *.

Saint Edouard le Confesseur , roi d'Angleterre. Cf. Épaules, p. 363; etc.

Saint Crescent, sous-diacre de saint Zenobe évêque de Florence; 19 avril, v. 396. Entouré d'aveugles, d'infirmes et de possédés qu'il guérit5.

Les saints Cômk et Uamien, soignant des infirmes. Cf. Groupes, p. 458; etc.

Saint Gérard dei Tintori6. Cf. Aumône, p. 93, sv.

Saint Homobon '. Cf. Aumône, p. 93.

Saint Roch (Cf. Chien, p. 216, sv.; Ange, etc.). Servant les malades attaqués de la peste8.

Le B1 Jacques Salomoni (ou Jacques de Venise), dominicain; 31 mai, 1314. Entouré d'estropiés, de pauvres et d'infirmes, à cause de sa charité envers les malheureux, et des nombreux miracles qu'il fit pour guérir ou soulager les paralytiques.

Saint Sanson (Sampson) de Constantinople l'hospitalier, prêtre; 27 juin, 530. Il avaitdirigé le grand hôpital de Constantinople, et l'on raconte qu'il guérit bon nombre de malades'.

Saint Gallican, martyr; 25 juin, v. 361. 11 avait été

consul, dit-on, et passe pour avoir fondé à Ostie un des premiers hôpitaux chrétiens. Là, on voyait cet homme vénérable lavant les pieds des voyageurs, et servant les malades ,0.

Le B1 Joachim Piccolomini (ou Pelacani, etc.) servile (Cf. Chandelier, p. 196). On pein.t parfois près de lui un homme frappé d'épilepsie, parce qu'il est invoqué conire ce mal terrible11.

Sainte Geneviève, patronne de Paris (Cf. Anne, p. 42; Chandelier, etc.). On l'a représentée bien des fois apparaissant dans le ciel au-dessus de nombreux malades qui l'invoquent. C'est le souvenir des guérisons opérées par elle à diverses reprises dans une fièvre contagieuse. L'Église de Paris faisait mémoire de cette intercession sous le titre de Sainte-Geneviève-des-Ardents, particulièrement à la Madeleine-en-la-Cité. Divers artistes français ont traité ce sujet dans quelques tableaux dont plus d'un subsiste encore , et cela peut n'avoir pas nui à la popularité du cierge que la sainte tient communément (Cf. p. 539), si l'on y a vu l'emblème des ardeurs de la fièvre. Mais nous en avons donné déjà (p. 196, sv.) une meilleure interprétation.

Sainte Fabiola, dame romaine; 27 décembre, v. 400. Elle a été considérée parfois comme fondatrice des religieuses hospitalières, parce que sa vie offre le premier exemple d'un hôpital desservi par une femme d'une naissance illustre lt.

Saint Elisabeth de Hongrie (ou de Thuringe). Cf. Cruche, p. 203. Surtout après être devenue veuve, elle s'adonna aux œuvres de charité, soignant les malades avec une bonté merveilleuse; aussi une congrégation de dames hospitalières l'a prise pour patronne.

Sainte Micheline veuve, du tiers ordre de Saint-François; 19 juin, 1356. Servant les malades. Outre que visitant les hôpitaux, elle s'y mettait volontiers au service des infirmes, on raconte qu'elle guérit une lépreuse en l'embrassant, et que son voile fit cesser sur-le-champ un violent mal de tête.

Sainte Érentrude (Ehrentrud, Ernlrudis), abbesse (Cf. Église sur la main, p. 343). Pansant des pauvres malades. Le couvent dont elle était abbesse à Salzbourg, était une sorte d'hôpital où elle soignait les orphelins et les infirmes. Sa tête conservée dans le pays, est visitée pour obtenir la guérison des céphalalgies.

Sainte Mildrêde, abbesse en Angleterre; 13 juillet, v. 700. Fille d'un roi des Merciens, elle eut sous sa con-

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