Calendar. benedict., 13 mart
PAIN
ait été l'enfant dont il est parlé dans l'évangile de la multiplication des pains, l'Église de Pavie en fait mémoire particulière le quatrième dimanche de carême à propos de l'évangile qui raconte ce fait. L'on y distribue même alors des pains marqués de l'effigie du saint évêque, avec ces paroles : Vivo pani panem przbuil Syrus l .
Je laisse a,ux Limousins et autres le souci de discuter cette question avec les Lombards; car, comme je viens de le faire observer, il ne manque pas d'Églises qui prétendent avoir eu pour premier évêque l'enfant aux pains et aux poissons.
Saint Elphége, archevêque de Cantorbéry (Cf. Hache, p. 1 75). On le représente distribuant des pains, parce que dans une contagion il guérit les malades au moyen de cette nourriture qu'il avait bénite *. Il était alors prisonnier parmi les Danois qui avaient envahi l'Angleterre, et les délivra ainsi de la maladie qui infestait leur armée; ce qui ne l'empêcha pas d'être tué par ces barbares.
Saint Hubebt, évêque de Tongres (Cf. Cerf, p. 183, sv.; etc.). Dans les Ardennes et en Belgique, on bénit en son honneur, le jour de sa fête, de petits pains qui sont souvent employés comme préservatif contre la rage , la peste, etc.
Saint Foulques de Plaisance, évêque de Pavie ; 26 octobre, au commencement du xme siècle. Refusant le pain que lui offre une servante. On raconte que, pauvre écolier et demandant par les rues de quoi vivre pour s'entretenir dans ses études, il ne voulut rien accepter sous la condition, qu'on lui imposait, de renoncer à l'épiscopat.
Le même refus est prêté à Maurice de Sully, auquel Paris doit sa cathédrale. Quoi qu'il en soit, les hagiographes s'accordent à dire que le fait est réel pour notre saint3; et plusieurs gravures populaires l'ont représenté. On ajoute que, devenu évêque, il se montra plein de charité pour les nécessiteux dont il avait éprouvé la détresse (Cf. Aumône, p. 92).
Saint Onuphre (Cf. Ermites, p. 380; Feuille d'arbre, Barbe, etc.). Sa légende raconte qu'un ange lui apportait de temps en temps du pain et de l'eau dans sa solitude pour le nourrir.
Saint Nicolas de Tolentmo (Cf. Étoile, p. 389, sv.; Bras, etc.). On représente souvent près de lui trois pains,
ou une corbeille qui en contient un nombre quelconque, ou un seul pain marqué d'une étoile. C'est que le saint multiplia la farine dans un pauvre ménage, en reconnaissance de l'aumône d'un pain que lui avait donné la femme au risque d'être désapprouvée par son mari. Ce miracle a été l'occasion de bénir de petits pains en son honneur, qui sont distribués comme ressource contre les maladies*.
Saint Alfieiu ( A Iferius , Alfiere ) , abbé de la Cava ; 12 avril, 1050. Je l'ai placé ici à cause de la ressemblance que peuvent présenter des œufs avec de petits pains. Mais c'est vraiment sous le titre Œuf qu'il faudra chercher cette caractéristique.
Saint Marcou abbé (Cf. Cou, p. 263, sv.). On raconte que le diable lui apparaissant sous la forme d'une belle femme qui prétextait la misère pour recourir au saint homme, celui-ci bénit un pain avant de le donner en aumône; ce qui ne faisait pas le compte du tentateur !.
Saint GoDErnoi de Kappenberg, prémontré (Cf. Armes, p. lh\ Église, etc.). Du pain et un broc près de lui, peuvent faire allusion soit à ses charités pour les pauvres, soit à l'abstinence qu'il s'était imposée, ne vivant guère que de pain et d'eau.
Saint Josse (Cf. Bâton, p. 128; Couronne, Ermites, etc.). On le représente donnant à un pauvre le seul pain qui lui restât; de quoi il fut bientôt récompensé par l'arrivée de bateaux chargés de provisions. Cette assistance divine fut une bonne leçon pour les disciples du saint, qui avaient blâmé son imprévoyance '.
Saint Berchtold, abbé de Garsten (Steyergarsten) dans la haute Autriche; 27 juillet, 1U2. La pêche (dans l'Ens) étant insuffisante, il multiplia les poissons en les bénissant (Cf. Poisson). Mais un de ses religieux, trouvant que l'abbé excédait dans ses aumônes et que la communauté risquait d'être fort réduite par cette imprudence, retint de l'argent et des pains que Berchtold avait envoyés aux pauvres. Le saint, pour condamner cette économie faite aux dépens de l'obéissance et de la charité, ordonna que l'argent et les pains fussent jetés à la rivière'.
Saint Columba (Colombkill), abbé dans l'île de Hy'; 9 juin, 597. On le voit souvent tenant trois pains dans sa main, bu ayant près de lui un panier de pains,