‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 951 sur 1339 · PALME · texte numérisé non relu

PALME

Que ce soit comme emblème d'immortalité ou de victoire, la palme figurait déjà dans l'antiquité profane en signe de rénovation infatigable, ou même de triomphe. Dans l'art chrétien, elle indique surtout les martyrs : ou parce que leur générosité est le grand triomphe de la grâce dans l'homme7, ou à cause des textes qui leur sont appliqués par l'Église (Sap. m, 1-9) : « Leur espérance est pleine d'immortalité, etc. » C'est à quoi l'on a voulu faire allusion dans ce jeton d'unévêquede Chalonsur-Saône', où l'on fait accorder le sens symbolique de la palme avec le nom du martyr saint Vincent.

PALETTE, PINCEAUX, etc. Cf. Peintre. PALLIUM (Cf. Épiscopat).

Ce doit être vers le vme siècle que le pallium des latins a reçu presque définitivement sa forme actuelle et les épingles qui le fixent sur les épaules. Jusque là c'était à peu près l'n^ço'ptcv que les prélats grecs portent encore aujourd'hui 3, et d'autres modifications y sont encore survenues chez nous depuis lors. 11 y aurait donc de quoi épiloguer en ce point sûr les origines, le droit strict ou coutumier, etc.; si je ne m'étais imposé de fuir les débats qui se peuvent tenir polir oiseux dans un livre comme

La palme, comme jadis le palmier lui-même, indiquant la Syrie ou la Palestine, fut longtemps le signe d'un voyage fait au saint sépulcre. A ce titre, elle caractérisait les pèlerins qui revenaient des saints lieux, lors même qu'il ne s'agissait pas exclusivement du

1. Reinsberg, Calendrier belge, t. I, p. 18. — AA. SS. Januar., t. I, p. 172, sq. Je ne sais si le Steonockerzel, dont j'ai parlé p. 583, ne réunirait pas dans un même nom le souvenir des pierres et de l'oie (Steen-Stein, Stone).

Le même miracle est attribué en Sicile à saint Pérkcrin de Caltabelmcta. — Cf. AA. SS. Jtinuai:, t. II, p. 1031 ; et 1153, sq. — liagiolog. Italie., t. 1, p. 07.

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