‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 955 sur 1339 · PALMIER · texte numérisé non relu

PALMIER

Comme la Thébaïde et la Palestine sont les pays où la vie solitaire s'est développée d'abord dans l'Église, et que le palmier est une merveilleuse ressource pour la vie simple et frugale, l'usage s'est introduit parmi les vieux artistes de représenter les anciens ermites près de cet arbre. Là ces hommes de Dieu trouvaient le couvert et la nourriture, surtout en des climats où la pluie était presque inconnue. Mais comme ce que nous appelons palmier correspond dans le langage vulgaire à des espèces très-nombreuses, on peut permettre aux peintres de ne pas y regarder de trop près. Que ce soit donc le palmier-doum, ou le dattier, il n'y a pas dé quoi leur chercher querelle; pourvu qu'ils ne se jettent pas dans les prétendus palmiers de l'Asie méridionale ou de l'Amérique, comme par exemple le cocotier.

Saint Paul ermite (Cf. Corbeau, p. 254; Feuilles, etc.). Pour celui-ci, le palmier ne fournissait pas seulement l'abri et les aliments; notre saint y trouvait encore de

quoi se vêtir : se formant une espèce de tunique avec les feuilles de l'arbre entrelacées en manière de nattes ' ou de paillasson.

Saint Onuphre (Onophrius, Onuphrius), solitaire dans la haute Egypte (Cf. Ermites, p. 380). Durant plus de

soixante années, il ne vécut que des fruits du palmier, ou de pain qui lui était procuré miraculeusement4.

Pour saint Christophe de Lycie, on a vu (p. Z|/i6-/i48) ce que pouvait signifier l'arbre qui lui est souvent donné comme bâton.

PANIER. Cf. Corbeille, Pain, etc.

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