Hagiolog. ilatic, t. I, p
3. Sa fetc, qui se célèbre le 1 décembre (par toute l'église latine),
Alfonse
Alcmund martyr : Derby.
i veuve : Tronchiennes (Drocngen) près
de Gand; Contre les maux d'yeux.
j — abbesse : Maubeuge, Emmerich ; Contre \ le cancer.
Se Alêne : Forêt (près Bruxelles); Contre les maux d'yeux.
- pape : La Mirandole.
— évêque de Comane : Les charbonniers.
— évêque de Fiesole, martyr * : Fiésole. Alexandre ( — Sauli, évêque : La Corse (Aleria, du
moins), Pavie.
— soldat : Bergame, Desana, Fribourgen-Brisgau , Rastadt.
Alexis : Les mendiants, pèlerins, chainetiers.
- roi d'Espagne : La Castille.
- de Liguori : Naples, Sainte-Agathedes-Goths ; Les Rédemptcristes (Ligoriens).
- Rodriguez : Majorque, Ségovie.
- de Tolède. Cf. lldefonse.
Sc Alodie. Cf. Nunilon.
Aloïs (Aloys). Cf. Louis de Gonzague.
Alton (Alto) : Weingarten.
Alvère martyr (avec saint Sébastien de la légion Thé-
baine) : Fossano *.
Amable : Riom ; Pour les fous et démoniaques. Amand évêque de Maestricht : Saint-Amand, les Flandres,
Utrecht.
Amans (Amantius) : Rodez.
Amaranthe : Alby.
Amaswinde abbé : Malaga.
Amatre {Amalor) : Auxerre, Rocamadour.
Ambrois (de Sery) évêque (Ambrosius) : Cahors.
( — de Milan : Milan; Les oiess et animaux AmbroiseI domestiques, abeilles.
' — martyr : Ferentino.
Amé, évêque de Sion (?)* : Douai.
Se Amelberge
Amédée de Savoie : Nantua, la Savoie, Verceil.
— vierge : Gand.
— veuve : Maubeuge, Binche.
Amour (4 octobre) : Munsterbilsen (en Limbourg). Ampelius {Ampelles, Apelles) : Les forgerons (à Gênes).
nous montre encore l'oie comme emblème de l'hiver. Quant aux Abeilles, nous en avons rendu raison sous ce titre.
4. Lo méreau que je reproduis est emprunté au Manuel de M. J. de fontenay, p. UO; et porte les armoiries de la collégiale.
PATRONS DIYERS.
Se Anastasie
André
Anastase martyr : Grenade, Spalato.
— martyrs : Zara.
f — veuve : Les tisserands.
— apôtre : Agde , l'Autriche , Avranches , Baéza l, Bordeaux, la Bourgogne, le Brabant, Brunswick, l'Ecosse, le Holstein , Lunebourg , Mégemoni , Minden , Orange , Pesaro , Rochester , la Russie, Sleswig, Well (Sommersetshire); Les pécheurs et poissonniers ; Contre la stérilité, des femmes.
— Avellino : Naples; Pour la bonne mort, et contre la mort subite.
— Gorsini : Fiésole; Les Carmes.
Andronic : Les orfèvres (en Italie).
Se AngabrÊme : Beauvais.
I — Franciscaine, veuve : Foligno.
Se Angejle
| — Mérici : Desenzano.
Anien (Anianus) d'Alexandrie : Les savetiers.
— avec saint Joachim devant la porte Dorée. Cf. Conception de Notre-Dame.
— seule, ou principalement : Annaberg, Apt (en Provence), Aveiro, Èrunswick, la cathédrale des Canaries, Les comtes Schlick, Madrid2, Ourcamp; Les fripiers3, couturières, lingères, dentellières (en Belgique), ménagères, faiseurs de balais ; Contre la pauvreté , pour retrouver les objets perdus*; Les valets d'écurie, menuisiers, tourneurs et ébénistes*.
Siegberg.
: Almérie, Grenade, Guadix, Malaga; Les porteurs de gazettes. (h Paris), rubaniers. Anschaire évêque : Brème, Corbie, le Danemark, la Suède.
Anselme
S'' Annei
Annon évêque :
L'Annonciation
— de Cantorbéry : Cantorbéry.
— db Lucques : Mantoue.
Ansovinus : Camerino.
Anthelme : Belley •.
Antoine
Antioche médecin, martyr : Sant-Antioco {Sulcis) en Sardaigne '.
— Fatati, évêque 8 : Ancône.
- le grand, abbé : Le Dauphiné, Hildes-
heim(?), Minorque9, Naples, Paderborn, Paris ,0; Les Antonins (hospitaliers); Contre la contagion et les maladies de peau (feu Saint-Antoine , érysipèle, etc.) ; Pour les pourceaux, charcutiers, porcherons, vanniers11.
■ de Padoue : Hildesheim ( ? ) , Lisbonne , Padoue; Les Franciscains; Pour les ânes et les chevaux, pour retrouver les choses perdues.
— abbé : Sorrento.
— martyr (d'Apamée?) : Pamiers.
— martyr (soldat) : Lodi, Plaisance.
— évêque (dominicain) : Florence.
Anzano (Ansanus) martyr : Assise (?), Sienne. Aphrodise évêque : Béziers.
Aplomay. Cf. Apollinaire de Dauphiné.
Antonin
1. Parce que cette ville fut arrachée aux Mahoniétans le 30 novembre, en 1227.
2. La capitale de l'Espagne s'est vouée à cette sainte en 1597, durant une peste menaçante.
3. Je ne suis pas en état de décider si l'origine de ce patronage vient de ce que sainte Anne aura été regardée comme une bonne ménagère qui ne laissait rien perdre, ou si c'était parce qu'elle ne devint mère que dans un âge fort avancé. Le fait est que nous avions jadis cette expression entrer dans la garde-robe de sainte Anne, pour désigner de vieilles filles qui avaient perdu la chance de se marier ; comme on disait aussi monter en graine.
i. Ces dernières invocations rappellent évidemment le modèle des bonnes ménagères ; d'autant plus que, selon la légende, saint Joachim et sainte Anne, après la naissance de la très-sainte Vierge, distribuèrent une grande partie de leurs biens aux pauvres.
5. Pour comprendre cette singularité, il faut savoir que l'on n'était pas reçu maître dans une corporation de métiers sans avoir fait un chef-d'œuvre. L'art du xvi" siècle et du xvne ayant attribué une part considérable au tabernacle dans l'ornementation des autels, la menuiserie s'en empara comme moyen de signaler son savoir-faire. Le tabernacle était donc l'un des chefs-d'œuvre de la profession. Or l'on trouva que sainte Anne était la première qui eût fait un tabernacle (c'est-a-dire la sainte Vierge). Elle fut donc prise pour patronne par les menuisiers. Si bien que leur grand recours pour dissimuler certains défauts du bois, en remplissant les cavités
avec un mélange de colle forte et de sciure du même arbre, s'appelait dans les ateliers cervelle de sainte Anne. Aussi l'ancienne prose Ad matris Annœ (dans les Missels de Frisingue et du Mans) chantait:
« Fabricatur in hac Anna Qute virtutum clausit manna Arca novi Testamenti ; 0 res magni sacramenti !
Manna vertim quo mundus pascitur, Hic est puer qui nobis nascitur. Etc.
Vere felices dominre Per quas Deus in homine Salutem operatus est! >
6. J'ai dit ailleurs que la Main divine, dans les méreaux de Belley, semblait associer saint Anthelme à saint Jean-Baptiste, patron principal. Voici les deux faces, d'après M. J. de Fonlenay, Manuel de l'amateur de jetons, p. 390.