‹ Caractéristiques des saints dans l'art populaire. Énumérées et expliquéesChapitre 970 sur 1339 · Hagiolog. Italie, t. II, p. 281, sq · texte numérisé non relu

Hagiolog. Italie, t. II, p. 281, sq

5. Saint plus que suspect. Cf. Clavedela Espafla sagrada, p. 267.

6. Ce patronage semble bien avoir pour origine les anciens mots romans Ayta, Aiuto, AU; c'est-à-dire aide.

7. Elle avait été guérie de ce mal miraculeusement. Cf. Chaînes.

8. Quoique les cartes aient quatre rois, les fabricants se seront peut-être appliqué l'axiome : « Qui peut plus, peut moins, a

9. Ceci est propre à la ville de Malines, dont la population ne Jouit pas précisément d'une renommée de gens d'esprit dans les Flandres. Le calembour baroque qui a fait choisir les rois mages pour patrons des scieurs de bois, est expliqué par le baron de Reiosberg-Duringsfeld (Calendrier belge, 1. 1, p. Î8).

10. Ces patronage*, comme plusieurs autres invocations qui vont suivre, s'expliquent bien par le recours que l'on avait àla sainte contre la mort subite; parce qu'il s'agit de métiers ou d'exercices dangereux.

11. Ceci peut s'expliquer passablement au moyen de ce que nous avons dit sous le titre Calembour, parce que brosses et chapeaux se font avec diverses espèces de poils; ce qui peut absolument conduire A l'idée de 6ar6«.

12. Sous le mot Calice on trouvera de quoi comprendre ces derniers patronages; et le vase sacré qui indique la réception des sacrements avant de mourir, a pu être pris pour un emblème de profession par les orfèvres italiens.

13. Rappelons qu'il ne s'agit pas de garantir l'usage de ces invocations en un grand nombre d'endroits. Je l'ai constaté pour quelques lieux, cela peut être suffisant. Quant aux trois dernières professions, il est facile de voir que leur choix s'est déterminé à raison du supplice enduré par l'apôtre. Cf. Couteau.

14. Elle est fondatrice de ces deux abbayes (Cf. Eglise); et c'est souvent le motif des patronages. Mais ces origines, quelquefois très-claires, sont souvent asseï obscures; et l'on serait bien exigeant si l'on prétendait en trouver toujours Ici l'explication.

Î6. Je ne m'impose pas de citer tous les lieux qui porterït le nom d'un saint. J'en indiquerai pourtant quelques-uns, afln de rappeler qu'il y a là le vestige d'un patronage.

16. Parce que ses reliques y ont été transportées depuis la guerre

PATRONS DIVERS

— de Norcia : Le Mont-Cassin, Seligenstadt ; Contre Us maléfices, inflammations, èry-

Benoit / sipèles, poison, pierre et gravelle l.

— d'Aniane : Castres (?).

— le More (deSaint-Philadelphe) : Les Nègres. Bérard martyr : Colmbre.

— abbé de Clairvaux : La Bourgogne; Les Cisterciens.

— de Bade : Bade.

— de Menthon : Le Mont-Saint-Bernard.

— r de Bomans (Barnard)' évolue de Vienne :

Romans (en Dauphiné).

— de Tiron : Les tourneurs.

— Tolomei : Sienne ; Les Olivitains.

Bernard

Bertrand

SaiDt Bernard de Romans.

Bernward évêque : Hildesheim; Les orfèvres (dans la Basse-Saxe). Cf. Croix, p. 281, s. v.

Bertaud : Chaumont-en-Porcien.

Se Bertille (Berthilia) , abbesse : Chelles, Jouarre, Marolles ; Contre le goitre, les enflures, les maux de gorge, les maladies des chevaux, la foudre et les orages, les hernies des enfants.

Berttn, abbé : Saint-Bertin (Sithieu).

Bertou (Bertulf) : Gand.

— d' Aquh.ee : Le Frioul.

— de Comminges : Comminges.

Bertolk : Cf. Bertou.

Bessos : Ivrée.

Se Bibiane (Viviane) : Séville; Les buveurs (en Allemagne); Contre les maux de tête (crapula), l'èpilepsie.

de Trente ans, de même que les ossements de saint Norbert furent alors conduits de Magdebourg à Prague.

1. Pour le poison, l'on peut recourir au mot Calice. Quant à la pierre, cela se trouve constaté non-seulement par les historiens de saint Henri II, mais par le célèbre retable de Baie qu'on peut voir maintenant au musée parisien de Cluny. Comme l'interprétation de ce beau monument a été donnée sans grand souci de l'histoire et de la véritable archéologie, il ne sera pas inutile de la présenter ici. Saint Henri et sa femme, sainte Cunégonde, sont prosternés (en manière de nains) aux pieds de Notre-Seigneur, qu'escortent trois archanges avec saint Benoit. L'inscription, avec un faux air de secret ( pour les gens d'aujourd'hui), ne fait que nommer les personnages dans le premier vers. Mais l'association de saint Benoit et de saint Raphaël {Medicina Pet) rappelle que l'empereur avait été délivré des douleurs de la pierre dans une apparition du saint abbé. Cf. AA. SS. Jul., t. III, p. 720, 143, 744.

Cela se retrouve, entre les faits principaux de sa vie, dans la prose (Laudet omnis jptrttus) que donne un vieux missel alsacien (si je ne me trompe) pour saint Henri :

f In Cassino monte curam

Benedicti, post pressurant

Longam, sentit calcul! .

Quam quum nusquam sit contactum,

Corpus tamen inde tractum

Admirantur singuti. ■

Blaise évêque, martyr : Comiso (en Sicile), Cività-di- Penne, Naples, Baguse, Mulhausen (de Thuringe); Les cardeurs et tisseurs de laine, ouvriers du bâtiment (à Paris) et tailleurs de pierre*; Contre les bêles farouchesk, la toux et la coqueluche, le goitre et les maux de gorge'; Pour les pourceaux*.

Se Blandine, vierge et martyre : Lyon; Les jeunes filles.

Blane, évêque : Dumblane.

Bobon. Cf. Bovus.

Bon évêque de Clermont (Bonitus) : Les potiers de terre.

Bonaventure : Lyon 7 ; Les Franciscains, les portefaix (à Liège).

Bonet (Bonitus) : Cf. Bon.

— de Lausanne : Bruxelles*.

— de Mayence : La Frise, Fulde, Groningue, f Hameln, Mayence, la Thuringe, Utrecht; \ Les tailleurs*.

Bovus (Bobon) : La Provence, Voghera; Pour les bêtes à

cornes et animaux domestiques i0.

Brandan (Brandaine, Brendan) abbé : Ardfert, Clonfert. Braulio évêque : Saragosse.

— de Tours : Contre les maux de ventre.

— évêque régionnaire, apôtre de l'Ombrie :

Spolette, Brieu : Saint-Brieu; Les boursiers. Cf. Bourse, p. 145.

— de Kildare : L'Irlande, Kildare; Pour les

vaches11.

— de Suède : Suède, Vadstena.

Bruno : Les Chartreux; Contre la peste.

Buonfiglio Monaldi : Florence et la Toscane; Les Servites.

Se Burgundofara : Cf. Fare.

Bubkhardt (Burchardus) évêque : Worms, Wiirzbourg;

Contre la gravelle et les maux de reins. Caïus : Malaga.

Calixte (Calliste) : Séville.

2. La ville eut pour noyau primitif le monastère fondé par ce saint. Cf. J. de Fontenay, Manuel, p. 232.

3. Probablement à cause de la boucharde qui peut rappeler à la rigueur un peigne de fer, si l'on y met de la bonne volonté. Cf. Carde.

4. A cause de sa retraite dans le désert. Cf. Animaux farouches.

5. On en a vu le motif sous le titre Enfants, p. 354, sv. Mais il peut être bon de rappeler que cette dévotion était chère à saint François de Sales qui eut recours à saint Biaise pour guérir sainte Chantai, et trouva fort mauvais qu'une sœur visitandine rapportât le miracle au saint vivant. Cf. Année sainte des religieuses de la Visitation (1867), t. II, p. 65. — Infra, p. 611, note 6.

8. Ce n'est pas seulement parce que cet animal est très-sujet à l'angine; la légende de saint Biaise rapporte qu'il fit rendre à une pauvre femme son cochon ravi par un loup. En Russie on lui recommande le bétail, mais surtout les vaches. A cette occasion, je dois avouer que j'ai peu de renseignements sur les dévotions populaires des pays Slaves qui ne suivent pas le rit latin.

7. Le saint y mourut pendant le concile de 1274, et une église y garde son nom.

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