CLASSIFICATION DES APPAREILS A ACÉTYLÈNE
Division des appareils à acétylène. — Échauiïement et sarproduction. Appareils de démonstration.
Division des appareils à Acétylène. — Nombreux sont les appareils imaginés pour la fabrication de l'acétylène. Sans parler pour le moment de ceux qui servent à la fois pour la préparation et Tutilisation du gaz, c'est-à-dire des lampes portatives, on peut partager les générateurs proprement dits en deux classes, suivant qu'ils produisent l'acétylène sOus la forme gazeuse ou sous l'état liquide. Les premiers peuvent à leur tour se subdiviser en deux groupes : les uns donnent le gaz sous une pression peu supérieure à celle de l'atmosphère, les autres le fournissent comprimé plus ou moins fortement. Cette classification n'est du reste pas très rigoureuse.
Parmi les appareils du premier groupe, un grand nombre sont fondés sur le principe bien connu du briquet à hydrogène. Dans d'autres modèles, l'alimentation d'eau ou de carbure est proportionnelle à la quantité de gaz dégagée : la manœuvre est souvent
ÊCHAUFFEMENT ET SURPRODUCTION. 111
produite par un robinet que commandent les mouvements de la cloche du gazomètre.
ÉchaafPement et sarprodnetion. — Dans les appareils producteurs d'acétylène, on peut faire arriver Teau sur le carbure ou, au contraire, précipiter le carbure dans Teau. La seconde méthode est bien préférable, car la première expose à divers inconvénients résultant de réchauffement et de la surproduction.
En effet, lorsque l'eau arrive sur un excès de carbure, il se produit, au point de contact, une élévation locale de température, qui peut être d'autant plus considérable que certains morceaux se laissent attaquer plus facilement que d'autres. En outre, la chaux formée entoure chaque fragment d'une croûte dure, qui protège d'abord l'intérieur, puis se brise subitement, et le noyau est attaqué brusquement avec un grand dégagement de chaleur. L'action est donc très irrégulière, et réchauffement ainsi produit peut amener divers inconvénients : augmentation anormale de la pression, formation d'hydrocarbures plus condensés, benzine, styrol, etc., qui diminuent le pouvoir éclairant, el production de diverses impuretés. Si l'élévation de température était trop considérable, elle pourrait même, lorsque le gaz se produit sous pression, provoquer une explosion.
Lorsqu'on laisse, au contraire, tomber le carbure dans une grande masse d'eau, celle-ci agit comme réfrigérant et dissout les impuretés ; elle délite la chaux, et l'attaque est régulière.
115 •'a.V'^^IFlCATIAX DE^ APPAREILS A ACÉTYLÈNE.
La >urpri>.lucli"n se manifeste surtout lorsque, après
la suppres>ic>n du contact, le carbure reste entouré d'air
b.::r.::e, qui continue à Tattaquer lentement. Le gaz en
ox.v> pr Juii une augmentation de pression ou s'échappe
îu iTar mètre et peut alors causer des accidents.
E/.epeut résulter aussi de réchauflTement. M. Lewes a n-:i;ar^uè, en effet, que, si la chaux formée pendant Iji frvi^traîioa s^èchauffe jusqu'à 50* environ, elle At>.rbe à peu près deux fois son poids d'eau, et I.-.i<se ev^bapper ensuite, en se refroidissant, une iirA:; :e partie de ce liquide sous forme de vapeur, qui aiia^ue le carbure. C'est encore une raison pour éviter re.bai:5tTiieat de ce produit.
Ps>ur renié Aier à ces inconvénients, divers systèmes o:;; e:e essayes. Certains inventeurs divisent le carbure i'ix Cvuobes miaoes, qu'ils séparent par des couches à\v.r v^u des lames de verre ou de métal. D'autres le p*;\oor.t d;uis des compartiments séparés, contenant cÎu\Ouî; la provision nécessaire pour remplir une fois le àr.vTvnuèîî^. ot font arriver Teau successivement dans chaoïîn do oos casiei^. D'autres encore imprègnent le carlntre d une matière sans action sur Teau, telle que s\iore, pan\tfiuo, huile, etc., afin de ralentir ou de ivgularisor Tattaviae. On obtient le même résultat plus sîu\plemont en additionnant Teau d'un liquide incapable d*a^îr sur lo carbure, comme les alcools méthylique ou amyUque, Téther, la glycérine, l'acétone, etc. Nous tiNmvous ces dispositions appliquées dans les appareils quo nous allons décrire.
yhn
^pj|.ji,lL.lJLi-'.!^,uiH^rV
APPARGIL8 DE DÉMONSTRATION. 113
Appareils de démonstration. — Le petit appareil de M. Giovanni Fiumi (fig. 21) n'a d'autre prétention que de servir à montrer la ilamnie de l'acétylène, pour des expériences de démonstration'. C'est une éprouvette de verre A, fermée par un bouchon de caoutchouc à deux trous: l'un de ces trous reçoit un tube à dégagement Cr, l'autre un entonnoir B à robinet m et, audessous, an tube en tôle a, muni de quatre plateaux perforés. Chacun de ces plateaux peut recevoir environ 10 grammes de carbure de calcium. L'eau est placée en B; sa vitesse d'écoulement se règle avec le robinet m; le gaz laisse son humidité dans la boule C, remplie d'ouate, et peut être emtlammé à l'extrémité r du tube. Quant on ferme le robinet n, la pression du gaz refoule l'eau dans le tube a et l'entonnoir B; c'est le principe du briquet à hydrogène.
Il faut avoir bien soin d'expulser l'air avant d'allumer le jet gazeux. L'orifice b peut recevoir un tube de
Appareil GiOTanai Fiumi,