‹ Carbure de calcium et acétylèneChapitre 42 sur 113 · GÉNÉRATEURS D'ACÉTYLÈNE SOUS PRESSION · texte numérisé non relu

GÉNÉRATEURS D'ACÉTYLÈNE SOUS PRESSION

Appareils Ducretet et Lejeune. — Appareil Dickerson. — Appareil Bullier.

— Appareil de la Compagnie P.-L.-M.

Dans les appareils précédents, le gaz s'échappe à une pression peu supérieure à celle de l'atmosphère ; ceux qui suivent le fournissent comprimé plus ou moins fortement.

Appareils Ducretet et Lejeune. — Cet appareil produit à volonté le gaz sous toutes les pressions, depuis les plus faibles jusqu'à celle qui suffit pour le liquéfier. Le carbure de calcium est contenu dans un panier perforé S (fig. 54), suspendu dans un récipient B très résistant, muni d'un couvercle à fermeture rapide avec joint hermétique bloqué.

La quantité d'eau nécessaire à la décomposition de ce carbure est introduite par dans le récipient B'; un robinet r permet de vérifier s'il reste encore du liquide vers la fin de Texpérience. Les deux récipients sont reliés par deux tubes TT', munis, à la hauteur de A, de deux robinets d'arrêt à pointeau, qui servent à

GÉKÉflATEUHS D'acÉÏYLÈNE SOUS PRESSION. 173

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arrêter la chute de l'eau de B' en B ou le passage du gaz de G en G'.

Quand les robinets sont ouverts, Tégalité de pression s'établit par T', de sorte que Teau s'écoule par T sous la seule influence de la pesanteur; elle tombe ainsi goutte à goutte sur l'entonnoir renversé Ca, suit les parois du récipient B et vient attaquer le carbure par la partie inférieure. Le débit du liquide est réglé par le régulateur Re placé sous le couvercle. Dés que la pression dépasse la limite fixée, qui est déterminée par la tension du ressort placé à Tintérieur de B, cette pression agit sur une membrane 7?î, qui communique avec l'air extérieur, et la bloque sur son siège : le ressort intérieur, devenu libre, fait mouvoir un clapet, qui ferme l'orifice inférieur du tube T et arrête l'écoulement de l'eau, jusqu'à ce que la pression ait • repris sa valeur normale. Une soupape de sûreté se trouve en E. Le manomètre M indique la pression.

Le gaz se dégage par V ; il peut être desséché sur du carbure de calcium. L'écoulement peut aussi être régularisé par un réducteur de pression convenablement réglé.

En réglant le régulateur Re pour une pression plus élevée, l'appareil peut servir à liquéfier l'acétylène. On facilite la liquéfaction en refroidissant l'appareil au moyen d'un réfrigérant Ref à eau courante et en faisant circuler le gaz, à sa sortie, dans un serpentin à basse température. Enfin l'appareil peut être rendu non automatique en bloquant ou supprimant les or-

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d'acétylène a ganes du régulateur Ré. La chute core par la seule action de la pesanteur; mais cet écoulement et la sortie du gaz sont commandés uniquement par les robinets A.

La figure 55 montre une autre disposition du panier perforé S. L'eau tombe dans un petit entonnoir Ca et coule par un tube fendu D; l'attaque commence encore par le bas et se fait de plus en plus haut, à mesure que le tube se trouve bouché par la chaux.

Le modèle (fig. 56) est employé surtout pour les basses pressions : il comporte les mêmes organes essentiels. Le régulateur de débit Ré est une soupape libre verticale, surmontée d'une petite colonne d'eau, qui s'ouvre sous la pression delà colonne de liquide du réservoir Ho et se ferme dès que la pression en G est devenue plus forte. L'écoulement s'arrête alors et recomm

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Fm. ,-i7. — Appareil d'euiia de Dutrclcl cl Lejou

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dès que la pression en G a repris sa valeur normale- Ré est une soupape de sûreté à réglage variable, qui laisse échapper le gaz par a lorsque la pression devient trop grande. Le gaz sort par S G ; il peut être recueilli dans un gazomètre ou employé directement à Téclairage, par Tintermédiaire d'un réducteur de pression à débit constant. Cet appareil peut contenir 12 kilogrammes de carbure de calcium et fournir 3600 litres de gaz.

Enfin l'appareil (fig. 57) est plus spécialement à Tusage des laboratoires : il est surtout destiné aux essais de réception du carbure de calcium, dont il fait connaître le rendement, ainsi qu'aux essais photométriques. Avec un réducteur de pression, il peut alimenter, pendant une heure et demie ou deux heures, un bec de 5 carcels.

Appareil Dickerson. — M. Dickerson, dont nous avons déjà fait connaître plusieurs appareils, a imaginé aussi des dispositifs produisant l'acétylène sous pression et fondés sur le principe du briquet à hydrogène. La figure 58 représente l'un de ces modèles. Le carbure est placé dans la moitié supérieure de la chambre AB, divisée en deux parties par un étranglement. La chaux formée tombe d'abord sur la grille 0, puis au fond de la cuve C, d'où on l'enlève facilement à la pelle ou en la recevant dans un seau. L'alimentation d'eau se fait par le robinet à flotteur D, qui s'ouvre lorsque le niveau descend au-dessous de a; le liquide en excès s'écoule par le trop-plein Q. L'acétylène se dégage par le tube M, dont l'ouverture, placée à la hauteur

UÉNÉRATEDHS

de la grille 0, eat assez large pour éviter l'entrainement du liquide; il s'échappe ensuite par Z, après

Fia. 5B. — Apptrell Dlckamo prodaiuat r>cétj1èae «ant prsuioD.

avoir été amené à la pression voulue par le régula-

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teur T. On évite ainsi de faire traverser par le gaz la masse de carbure, qui serait attaquée par la vapeur d'eau qu'il contient. Quand la pression est trop forte, le régulateur T ferme la sortie du gaz.

La partie B du récipient intérieur est assez grande pour loger tout Tacétylène dû à la surproduction ; cependant, si cette capacité ne suflSsait pas, l'excès de gaz serait conduit au dehors par le tube de sûreté KG. Le même tube reçoit, par l'intermédiaire de la cloche J à joint hydraulique et du tuyau flexible H, le gaz qui pourrait s'échapper de la chambre A. L'ouverture F, qui sert à introduire la charge, est d'ailleurs munie d'un fermeture à vis qui doit former joint étanche. R est un robinet de vidange.

Appareil Bailler. — Cet appareil n'est pas actuellement dans le commerce ; il a été spécialement imaginé pour les expériences relatives à l'éclairage des wagons de chemins de fer. Il se compose de deux cylindres inégaux a et b, en tôle d'acier, superposés (fig. 59) ; le cylindre inférieur est aux deux tiers rempli d'eau ; dans le second se loge un panier métallique perforé c, rempli de carbure de calcium, qu'on plonge progressivement dans l'eau, en faisant glisser à la main la tige verticale w, qui traverse un presse-étoupes. L'orifice de chargement est fermé par un anneau en caoutchouc et des boulons à rabattement avec écrous à oreilles. Avant de descendre la tige n, on projette quelques fragments de carbure par l'orifice g, que ferme un bouchon à vis h, afin de chasser l'air. Le dé-

gagement du gaz se fait à travers la conduite î et le dessiccateur. Lorsque la pression est trop forte, on peut faire écouler de Teau par le robinet de purge d. A la sortie du dessiccateur, on faisait généralement

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