LAMPE CLAUDE ET HESS
Une bougie de carbure de calcium, recouverte d'un enrobage isolant, repose sur un croisillon entre les cylindres d'inégal diamètre G et B. La vis V, ouverte seulement pendant la marche, sert à la sortie et à la rentrée de Tair. L'obturateur D, formant joint hydraulique, laisse échapper Tair pendant l'arrêt, s'il y a excès de pression, mais ne le laisse pas rentrer. L'emploi de la bougie isolée évite à peu près la surproduction.
Lampe Gossart et Chevallier. — Dans cette lampe, l'arrivée de l'eau est réglée automatiquement sans aucun mécanisme. Le réservoir d'eau est placé au-dessus du récipient de carbure et communique avec lui par des tubes capillaires recourbés en S. L'eau tombe goutte à goutte par ces tubes. Quand le robinet de sortie est fermé, le gaz s'accumulant dans le récipient inférieur, l'équilibre s'établit dans les tubes entre sa pression, celle du liquide et l'action capillaire, et l'eau cesse de couler. En cas de surproduction, le gaz s'échappe par les tubes capillaires. Comme le carbure ne reçoit qu'une très petite quantité d'eau, la chaux formée est en poudre sèche et tombe facilement au fond. D'un autre côté, cette disposition favorise réchauffement : on dit cependant que la température intérieure n'atteint jamais 50**.
Lampe Claude et Hess. — L'eau est placée dans la lampe. Le carbure, réduit en poudre, est dans un cône renversé, placé à la partie supérieure et muni d'un orifice à son. sommet. Cet orifice est fermé par un bouchon conique solidaire d'une membrane de caout-
272 LAMPKS J-ORTATIVES.
chouc. Un ressort, appuyant sur celte membrane, fait ouvrir l'orifice ; quand la pression du gaz devient suffisante, elle équilibre l'action du ressort et le bouchon conique ferme l'oriflce.
Lampe Cerckel. — Cette lampe est fondée sur le même principe que le générateur décrit plus haut (page 147). Elle se compose de deux réservoirs superposés A et B (fig. 88), communiquant par un tube latéral, qui s'ouvre à la partie inférieure de chacun d'eux, et qui est muni d'un robinet. Le réservoir A contient l'eau ; B renferme un étui où l'on place les paniers de carbure de calcium. La balle F ferme le tube de communication lorsque le réservoir B est plein de gaz. L'acétylène se rend aux becs par le tube central. Le chargement se fait par la partie inférieure, en dévissant une bague qui fait joint hermétique entre le corps de la lampe et le pied.
Lampe Ducretet et Lejenne. — Le carbure de
LAMPE DUCRËTET F
calcium est placé dans le panier perforé S {fîg. 89), qu'on introduit dans l'enveloppe 13. L'eau se trouve dans l'enveloppe extérieure Ho, qui sert en même temps de réfrigérant: elle pénètre en B par un tube vertical et un régulateur de débit à soupape Re et attaque le carbure de bas en haut. Des cloisons en chicanes sont disposées en G, à l'intérieur du récipient B, ainsi que dans le tube T, qui se rend au brûleur. En Re" se trouve un réducteur de pression. Cet appareil peut servir pour les projections, la télégraphie optique, la photographie.
Lampe Gearing. — Cet ap reil produit aussi l'acétylène sous^ pression. 11 se compose d'uQ récipient vertical, en partie rempli d'eau, dans lequel on introduit rapidement, lors du montage, un bâton de carbure, recouvert d'un vernis, qui le protège suffisamment contre l'action de l'eau pendant qu'on ferme le récipient. Le gaz se dégage ensuite et se com- Fio.
prime dans l'ajipareil, d'où on le fait sortir à travers un régulateur, qui le ramène à la pression voulue.
Lampes k acétylène liquide. — Si l'on arrivait à
pm ployer sans danger l'acétylène liquide, on aurait une solution très avantageuse pour les lampes portatives. La figure 90 montre deux lampes de ce genre. Il est indispensable d'intercaler, entre le brûleur et le réser-
■ - Lorapas [>
à Jicùtj'lène liquide.
voir, un détendeur, qui laisse toujours sortir le gaz avec une pression bien constante. La partie supérieure, comprenant le brûleur et le détendeur, est im
LAMPES A ACETYLENE LIQUIDE.
dante du. récipient, de sorte qu'elle peut s'enlever lorsqu'il est vide et se visser sur un autre.
Nous avons décrit plus haut (chap. XV) un certain nombre de dispositifs qui pourraient s'appliquer à de telles lampes, en particulier le récipient de M. Fournier.
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^Nx ^ :!>fx>*«»5 Â^ rJK>é<TV«ie. — Admettons donc o vu uv »,.y et, .«1 k' il rir:ur*? 5A' £rancs la tonne, v^ o'^ -^ X rv\i ?r\> UT. if»sA:ix;:ii. *i",i:; rendement de
*^j\r» /rJfii; '■' ^T-Ti-" .-> .-^.--T
PRIX DE REVIENT DE l'aCÊTYLÈNE. 277
300 litres par kilogramme, qui est celui d'un carbure de bonne qualité, et comparons le prix de revient de la carcel-heure, fournie par Tacétylène, avec ceux qui correspondent aux autres modes d'éclairage.