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APPLICATIONS DIVERSES A L'ECLAIRAGE

Emploi du carbure de calcium dans les lampes à incandescence. — Carbaration du gas de bouille : pouvoir éclairant du mélange de gaz et d'acétylène : abaissement de la consommation du gaz de bouille ; réduction de la dépense. — Remarque sur les propriétés du gaz de houille. — Dessiccation du gaz d'éclairage par le carbure de calcium.

L'éclairage n'est pas la seule application à laquelle puissent convenir l'acétylène et le carbure de calcium. Néanmoins, avant d'indiquer les autres, nous ferons connaître encore quelques essais d'applications, pour ainsi dire indirectes, à l'éclairage.

Emploi da carbare de calcium dans les lampes à incandescence. — On essaye en Amérique de remplacer le charbon par le carbure de calcium dans la fabrication des filaments des lampes à incandescence. D'après M. Bohlm,de New- York, cette substance, tout en étant assez conductrice pour livrer passage au courant, serait plus résistante et par conséquent s'échaufferait davantage, puisque, pour une même intensité, la quantité de chaleur dégagée dans un conducteur, en un même temps, est proportionnelle à sa résistance. Il est difficile de se prononcer encore sur la valeur de cette application, car le résultat dépend

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aussi d'autres circonstances, par exemple du pouvoir émissif pour la lumière.

Carburation du gaz de houille. — Il est évident qu'on peut augmenter le pouvoir éclairant du gaz de houille en le mélangeant avec une petite quantité d'acétylène, à cause du pouvoir éclairant considérable que possède ce dernier gaz.

On pourrait ainsi éviter de distiller des houilles très riches, comme le cannel-coal, afin d'assurer au gaz un pouvoir éclairant déterminé ; peut-être même pourrait-on carburer des gaz pauvres, comme le gaz à l'eau ; mais ces gaz ont généralement le défaut d'être très toxiques, renfermant une proportion notable d'oxyde de carbone. Il est vrai que l'odeur de l'acétylène suffirait pour dénoncer les fuites.

Le mélange pourrait être fait à la sortie des gazomètres, ou bien chez le consommateur, qui, dans ce cas, recevrait le gaz de houille pur et posséderait un appareil à acétylène, qui devrait être facile à régler. La première solution est préférable, car il est inutile de laisser au consommateur, dès lors qu'il est obligé de rester en rapport avec une usine à gaz, la manipulation, toujours ennuyeuse et quelquefois même dangereuse, de l'appareil à acétylène.

Dans tous les cas, la différence des densités des deux gaz pourrait peut-être faire craindre que le mélange ne soit pas bien homogène.

On prétend aussi que, le gaz d'éclairage contenant de l'ammoniaque, ce mélange pourrait, au contact des

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A l'Éclairage.

rétendre cette étude à renrichissement du gaz pauvre, .ion pas du gaz à Teau, dont Tusage ne paraît pas devoir être autorisé de longtemps, mais du gaz provenant de la distillation des houilles qui donnent un bon rendement en volume, avec un titre insuffisant.

D*aprèsM. Hempel, le pouvoir éclairant du gaz de houille est modifié par le mélange avec Tacétylène à peu près comme il suit :

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