DES
de
CONSOUMATIOirS
1 gaz de houille
Réduction de la dépense. — Mais, ce qui importe le plus, c'est de déterminer dans quelles proportions le mélange est le plus économique, pour une intensité donnée. En admettant, comme plus haut, fr. 30 pour le mètre cube de gaz de houille et 1 fr. 80 pour l'acétylène, on voit facilement que le prix de 100 mètres cubes du mélange des deux gaz augmente de 3 francs chaque fois qu'on remplace 2 mètres cubes du premier par un même volume du second. On peut ensuite calculer le prix de revient des divers mélanges contenus dans la seconde colonne du tableau IV, et l'on a les prix correspondant, pour ces mélanges, à une même intensité lumineuse, celle que donne une consommation de
A l'éclairage. 297
plus, il paraît probable que, à partir de 6 à 8 0/0, raugmentation des frais d'amortissement, d'entretien et de manipulation résultant de l'adjonction des appareils à acétylène compenserait l'économie due à l'accroissement du pouvoir éclairant. Il faudrait donc se borner à ajouter au gaz 6 à 8 0/0 d'acétylène ou adopter l'acétylène pur.
Remarque sur les propriétés du gaz de houille. — On affirme généralement qu'il suffirait de mélanger le gaz de houille avec l'acétylène pour l'éclairage, ce qui pourrait se faire chez les consommateurs au moyen d'un réservoir d'acétylène liquide ou dissous, et qu'on pourrait alors distribuer « un gaz moins riche en carbone, mieux approprié au chauffage et à la force motrice ». Il y a là une erreur dont il importe d'arrêter la propagation: le gaz le plus éclairant est en même temps le meilleur pour le chauffage et pour la force motrice. Nous ne pouvons mieux faire que de citer ici l'opinion de M. A. Witz (Traité théorique et pratique des moteurs à gaz), dont la compétence est indiscutable.
« Sir William Siemens a proposé, en 1881, de fractionner la distillation de la houille pour fabriquer un gaz spécialement destiné au chauffage ; le gaz de la première heure aurait été recueilli séparément et appliqué à l'éclairage. Dans l'opinion du savant anglais, le gaz de la dernière heure, plus riche en hydrogène, mais relativement pauvre en carbures, devait posséder un pouvoir calorifique plus considérable. Cette erreur