i..z.-=r^: -^ 7L:«f l'r'm-r e: ^zzi de rexcitaieur à
:. .." ^ ^:.:- :.> ;:l >.»:i^ T-t:l ï>i- re*:-0'jvert d'une
' .^ :- -~ V uî 3* -L^ it I j ii rraniLes. Le passa je .; - .r-ui' t :— t'TiL-i-r iz.-r fiTlis-Liî des plus vio- • : r^ : !.. i. !r-^s^ 3ht ^^f-»^ ^* s.::iIrTè la planche et le
?S* — ■Jii doit donc, quanl .:, >- >-»-^ £t rij:^"7-ri.r. -e^lTer *vec le plus grand > .! r:^ :L^--u-j^t'< i'T'" . ■liiz.is i-'il fiTE^e avec l'air et .1. ^. .-^-x-a: cri>::c:z:fr ies aroiients désastreux.
V' ^. »£ Ci^ £ r*: .1— -xpr, ::i: est le plus souvent pré- ^-v> :^T.> Li*£ xscL^f ^rCiTile. ces mélanfres détonants ^»^ >:'4.- ML'. <i£ jc:»î.±?r. cier le consommateur, que "ï2«^ j^^ j cj:.::t Tcli.îr^r^ r^r Terei d'une fuite ou d'un
-^■i'fT A. Try^?*% ^F^*"7 ^^ HiTr^r>rr ^-•— - ■TW^
DE l'acétylène. 353
robinet demeuré ouvert. Pour Tacétylène, le danger est un peu plus grand : comme on est en général obligé, au moins jusqu'ici, de fabriquer ce gaz à domicile, un mélange détonant peut se former, soit par la cause que je viens d'indiquer, soit encore par l'introduction d'une certaine quantité d'air dans les appareils producteurs ou dans la canalisation.
Une première précaution à prendre, c'est d'installer les appareils générateurs à l'air libre, autant que possible, ou tout au moins dans un local bien ventilé ; en outre, on devra avoir soin de bien purger d'air ces appareils, ainsi que les conduites, avant de les remplir d'acétylène.
Il faut remarquer d'ailleurs qu'une très petite quantité d'air, laissée dans un appareil, ne sufBt pas pour amener un accident ; M. Le Chatelier a montré en effet qu'un mélange d'air et d'acétylène ne détone
pas s'il contient moins de -ô- du premier gaz.
On doit éviter aussi de faire passer un courant d'air dans un gazomètre pour chasser un peu d'acétylène qui s'y trouve encore : on produit ainsi un mélange auquel peut s'ajouter une partie du gaz dissous dans l'eau de la cuve. Nous savons, en effet, que l'eau, sous la pression atmosphérique, dissout à peu près son volume d'acétylène ; comme pour tous les gaz, la solubilité augmente avec la pression. Il est donc préférable, par raison d'économie et aussi de prudence, d'employer toujours la même eau, surtout dans les appareils pro-
jr
iLZLit; X ^zklL^t. nii le feu
. -1" :«.- îii^^ > 'LiLT^ s*^ :l:i ^iirziêire in-
ui -• -.1-r ^>^ .t^^ht: x z^-<é la destruc- ; -..■ Iji-r.! r ji,Lx xz. iHT^-reir fuî blessé .^^ r : -=i r- •iîC-.Liz.: :iz:f' f-LÎie dans s-n
* ir •; ^-j 5:: i-'L-^-f^ jf< f::::es ne peuvent
...-^ .► ::•- .:^:r-~-^ r-: •3sL:i:< îîL>!esappr.reil^: j^5«5x ^.Lii - v«i^ ur^x:L«r jres<::a supérieuie
DE l'acétylène. 355
à celle de Tatmosphère, s'échappe au dehors, et Tair ne rentre pas.
Propriétés explosives de l'acétylène seul. — Il
résulte de ce qui précède que l'acétylène, mélangé avec l'air, forme des mélanges détonants plus dangereux que ceux produits par le gaz d'éclairage ; mais quelques précautions très simples, identiques à celles que nécessiterait ce dernier gaz, suffisent à écarter le péril.
D'im autre côté, on doit se demander en outre si, en vertu de sa propriété endothermique et du grand dégagement de chaleur qui accompagne sa décomposition, l'acétylène seul, non mélangé d'air, n'est pas capable de provoquer des explosions, lorsqu'un point de sa masse se trouve porté accidentellement, par une cause quelconque, à une température élevée. Ce gaz, en effet, en se décomposant en ses éléments, dégage une quantité de chaleur à peu près égale à celle que produit la combustion d'un égal volume d'hydrogène et sa transformation en vapeur d'eau.
Grâce à cette propriété, M, Berthelot a pu, comme nous l'avons indiqué plus haut, faire détoner l'acétylène, à volume constant, sous l'action d'une amorce au fulminate de mercure. Avant les travaux de M. Berthelot, on n'était pas arrivé à produire Texplosion de l'acétylène. C'est que les différents composés endothermiques exigent, pour leur destruction, une diversité de moyens qui est due sans doute à la nécessité d'une sorte de mise en train et d'un travail préliminaire qui
356 EXPLOSIBIUTÉ
ne parait pas résider dans un simple échauffement lent et progressif. M. Bertheiot a montré que la décomposition est due à la formation d'une véritable onde explosive, tout à fait distincte des ondes sonores proprement dites, parce qu'elle résulte d'un certain cycle d'actions mécaniques, calorifiques et chimiques, qui se reproduisent de proche en proche en se transformant les unes dans les autres.
En principe, il semble suffisant qu'un corps soit endothermique pour que sa décomposition soit illimitée; mais, dans la pratique, plusieurs causes s'opposent à cet eflfet. « La condition d'un refroidissement nul étant impossible à remplir, dit M. Bertheiot, les réactions exothermiques et non limitées ne deviendront pas explosives toutes les fois que la chaleur dégagée dans un temps donné sera insuffisante pour compenser les effets (lu refroidissement. Ces derniers effets, d'ailleurs, dépendent de la masse des corps mis en expérience, de la masse et de la nature des corps avec lesquels ils sont mis en contact, de la quantité de chaleur fournie par la source, de l'excès de la température de la source sur la température ambiante, etc.
(( L'acétylène, le cyanogène, le bioxyde d'azote ne détonent ni par simple échauffement, ni par le contact d'une flamme, ni sous l'influence de l'étincelle ou mémo de l'arc électrique... Ce n'est pas que ces composés soient très stables d'une façon absolue : ils se décomposent, en effet, souvent, et même dès le rouge sombre, avec formation de polymères..., mais ils ne font pas
DE l'aGÉTYLKNE. . 357
explosion, malgré le très grand dégagement de chaleur qui accompagne ces métamorphoses, probablement en raison de la lenteur avec laquelle elles s'accomplissent. Ils ne détonent pas davantage, ce qui est plus singulier, sous l'influence des étincelles électriques, malgré la température excessive et subite développée par celles-ci. »
Ainsi Tacétylène ne détone ni par la chaleur, ni par le contact d'une flamme, ni sous l'action d'une série d'étincelles électriques, ni même sous l'influence de Tare électrique. Sa détonation n'est obtenue qu'avec une capsule au fulminate de mercure, ce qui s'explique par l'énorme pression que développe cette substance en détonant dans son propre volume, pression qui surpasse 24000 kilogrammes par centimètre carré.
Expériences de M. Berthelot. — M. Berthelot s'est servi, pour cette expérience, d'une éprouvette de verre à parois très épaisses, contenant à peu près 20 à 25 ce. de gaz. Cette éprouvette ayant été remplie sur le mercure, on la ferme avec un bouchon d'acier à baïonnette, au centre duquel on visse un cylindre de même métal, portant une petite cartouche chargée d'environ 0,1 gramme de fulminate et traversée par les fils qui se rendent à cette amorce.
L'appareil ainsi disposé, on fait passer un courant électrique, qui fait éclater la cartouche : il se produit une violente explosion accompagnée d'une grande flamme. Après refroidissement, on trouve l'éprouvette remplie d'un charbon noir et très divisé, et d'hydrogène
./:ire, c.« le t Iiinïe est égal à celai da gaz primitif. L'iir*r-:^l-riie €->î àzikc dêoomfMi^sé en ses éléments, sui-
C?H2 = 3C — ÎH
ExfMÎfsefS ée M. Mjiqvcaiie. — Depuis cette t:«.»:::r. if. M&^-'ei^e a également étudié la propa- £--;- r îr y:i.'ie expl •>:Te dans racétvlène, à la presse..!. iTz::-.>Titr: -e, et cherché si la décomposition ;. ti.-. rî>eTT^ j.ar M. Benhelot dans une éprouvette :-.*T<, à t: luise constant, se propagerait également ci^.> iLi. \z\*e de graDde longueur.
El s* >r-r^ slli d'un tube de plomh de 3 centimètres ii i.iiLrire iLi^e-rleiir, à parois épaisses. Fonde déterr..Lr*r l'AT Ifxjljslon d'uue cartouche contenant r ? gTiijTrr dr f-Llninaîe de mercure ne s'est pas pro- T.:.cf^ 4 unr iîsTiikce sensiMe. Avec des charges de • £T.iLiii:»r iri l,ô grauime de fulminate, la décompo- >.::. c <'*->* I^ I»^^^ à plus de 5 mètres, sans hriser
t 11 ^tii: > d:r.c que l'onde explosive produite dans .'v:> ^^ 1:1 ::.:•:;$ s'arrè:e en chemin dans une conduite ^e ,- v-^*r-ur.:trrese* qu'elle soit incapable de progresser A l":r.;::r.tcr d'u:: rul«e ciiâ^ fois plus étroit ; il n'en est y»jSiS r:::us tta: c-'elle est susceptible de propagation itr. d:i:rs .ù* la rc:ie d'aciiviiè du détonateur, et que, scxr <i.c;; T»,\rc:urs. elle peut donner lieu à des effets ,;i^^;r,:v:vC^s vVuirjirarles à ceux des autres explosifs ^^rv;\. r. r.^j::ue::: du mélange W -f O, »
K5.p«i«ofts de JDI, BerOetot et YieiUe. — L'im-
DE l'acétylène. 359
portance industrielle acquise tout récemment par Tacétylène a engagé MM. Berthelot et Vieille à étudier de nouveau les propriétés explosives de l'acétylène, à rechercher dans quelles conditions précises elles peuvent se manifester, à indiquer les précautions exigées par son emploi dans la pratique. Nous allons résumer ce travail, dont les conclusions présentent une importance considérable.
Influence de la pression. — Sous la pression atmosphérique, et à pression constante, Tacétylène ne propage pas, à une distance notable, la décomposition provoquée en un de ses points. Ni l'étincelle, ni la présence d'un point en ignition, ni même l'amorce au fulminate, n'exercent d'action au delà du voisinage de la région soumise directement à l'échauffement ou à la compression. M. Maquenne et M. Dixon avaient déjà publié, sur ce point, des observations intéressantes.
Il n'en est plus ainsi dès que la pression s'élève un peu et dépasse 2 atmosphères. L'acétylène présente alors les propriétés des mélanges tonnants : la décomposition provoquée en un point par l'incandescence d'un fil métallique se propage dans toute la masse sans afi'aiblissement appréciable. Ce phénomène a été observé sous des longueurs de 4 mètres dans des tubes de 20 millimètres de diamètre.
Le tableau suivant montre les pressions et les durées de réaction, observées lors de l'inflammation de l'acétylène au moyen d'un fil métallique rougi au sein de la masse gazeuse, sous diverses pressions initiales :