‹ Carie et charbon de blé [microforme]Chapitre 3 sur 10 · PAR JAMES FLETCHER, ALS.R.C.,, E.L.S · texte numérisé non relu

PAR JAMES FLETCHER, ALS.R.C.,, E.L.S

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Æntomologiste et botaniste des fermes expérimentales du Canada.

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Los pertes considérables dans la récolte de blé qui résultent annuellement des attaques des ordres inférieurs do la vio végétale connus sous le nom de champignons parasites sont aujourd'hui universellement admises, mais l'étendue de ces ravages n’est appréciée que par ceux qui s'occupent spécialement du sujet. Si nous voulons en avoir une preuve, consultons le rapport du commissaire de l'agriculture des Etats-Unis de 1886, où il est dit: ‘ Nous ne pensons pas “nous tromper en portant à $200,000,000 la valeur du maïs et du ‘blé détruits annuellement en ce Pays par des maladies produites par ‘les champignons.” Cette somme énorme couvre’ aussi les pertes causées par les rouilles et les moisissures, aussi bien que par la carie et le charbon,

Sous la désignation de champignons, on Comprend une nombreuse classe de plantes sans fleurs dont les mousserons, Îles champignons comestibles et les grandes excroissances ligneuses, que l'on trouve quelquefois sur les arbres des forêts, sont des exemples notables, Cette classe renferme en outre beaucoup de petites formes qui ne sont pas reconnues aussi facilement par l'observateur ordinaire pour Es être des champig ons. Parmi ces dernières, nous trouvons les “moisissures ” qui se montrent sur les aliments quand on les laisse à la

chaleur ct à l'humidité, ainsi que le “ charbon,” Ja ‘ cario” et la “rouille” qui causent dans les récoltes de grains et de fruits les principales pertes dont nous venons de parler.

Les champignons diffèrent grandement des formes ordinaires de végétation que nous voyons autour de nous. Ils n'ont, à proprement parler, ni racines, ni tigos, ni feuilles, ni fleurs, ni graines, Ils n’en sont pas moins indubitablement dos plantes, d'une organisation inféricure il est vrai, mais des plantes provenant de germes appelés spores, un pou analogues, mais non identiques, aux graines des plantes à fleurs qui sont d’une organisation supérieure, La spore est un corpuscule reproducteur qui répond aux mêmes fins qu'une graine pour la perpétuation de l'espèce de plante qui la produit; mais clle n’a pas, comme la vraie graine, une plante rudimentaire déjà formée au dedans d’eile. Chez ces formes inféricures de la vie végétale, les modes de développement, de fécondation ct de reproduction sont encore aujourd'hui, à quelques exceptions près, peu compris, Cela proviont principalement des difficultés qui entourent leur étude, des dimonsions minuscules de leurs parties, ot du potit nombre de coux qui ont fait des études spéciales de cette branche des sciences. Nous savons cependant, entre autres fuits, que dans tous los champignons nous pouvons reconnaître deux systèmes: le premier, végétatif, qui cest appelé mycelium* et qui, chez les espèces parasites sur les plantes cultivées, enlève à celles-ci la nourriture qui leur est nécessaire pour produire les résultats les plus satisfaisants; Je second, reproducteur, par lequel le parasite nuisible se propage.

Mon but, en écrivant ces lignes, est de rappeler aux cultivateurs les pertes sérieuses que causent chaque année les ravages de deux de ces champignons appelés “carie et charbon du blé,” eten même temps de leur signaler quelques-uns des remèdes au moyen desquels on a réussi à maintenir ces parasites dans certaines limites.

I fut un temps où l’on croyait que les difficultés de l'étude de ces parasites étaient insurmontables, et qu'il ne servait à rien de chercher des remèdes contre leurs attaques. Mais maintenant il a été fait assez de découvertes pour établir qu'il y à là un champ fertile ouvert

* Tel est le ‘“ blanc” des champignons de couche.

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à des recherches qui promettent de bons résultats. A coux qui n’ont ni le temps ni la facilité d'entreprendre ces observations intéressantes mais difficiles, je recommande fortement un petit livre intitulé Diseases of Fielii and Garden Crops écrit par Worthington G, Smith et publié à Londres en 1884 par Macmillan:& Co. Dans cet ouvrage que j'ai largement mis à contribution pour écrire le présent article, l'auteur traite, d’une manière simple et intelligible pour tous, des principales maladies qui attaquent les récoltes,

Je dois à la courtoisie des éditeurs les Figs, 1 à 3 ct 6 à 7 dessinées d'après nature par M. Smith. Pour les Figs, 4 et 5, par le même artiste, je suis redevable à MM. Edward Webb et fils, grènetiers de la Reine, Wordsley, Stourbridgeo, Angleterre, qui ont eu l'obligeance do me faire présent des clichés de ces excellentes figures pour mon bulletin.

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