‹ Carline opéracomique en trois actesChapitre 45 sur 50 · I.K DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

I.K DOMESTIQUE

ta Vicomtesse de Villiersl

ADRIEN

Madame deVilliers! Demain , je serai la fable de la cour!.. (Haut, à la Baronne, avec unefureur concentrée.) Ah! madame, qu'avez-vous fait!..

Ah I quelle bonne âme.

Grand merci, madame.

Oui , ce jour heureux Comble tous nos vœux !

ENSEMBLE

ADRIEN, à la Baronne.

Ahl quelle infamie!

Quelle perlidie !

Cette tromperie Est digne de vous!..

Quelle affreuse trame !

Ah! craignez , madame , Mon Juste courroux !

CARL1NE , à fart.

Ah! la perfidie Est fort bien ourdie!

Cette tromperie Est forte , entre nous l Cette affreuse trame Éveille en son âme Un juste courroux.

LA BARONNE, A ra>L Ruse bien ourdie, Bientôt, je parie,

Promet à ma vie Le sort le plus doux.

Grâce à cette trame !

11 va, sur mon âme,

Être à mes genoux.

CHAMLOT i pari

Mon âme est ravie ;

Pour toute la vie , Charlotte chérie ,

Je s’rai ton époux.

Compte sur ma flamme ; J’te promets, ma femme, Le sort le plus doux!

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LA BARONNE

Calmez-vous, Adrien... tout peut se réparer encore... Si ma haine avait été aussi violente que vous le pensez, je vous eusse laissé épouser cette petite paysanne... Mais non , je n’ai voulu que vous arracher à cette exaltation ro* manesque , à ces idées de jeune homme qui vous faisaient oublier de nobles engagemens , pour des amours indignes devons... J’ai voulu éclairer votre cœur...

En me couvrant de ridicule!.. Et, vous le savez, madame, le ridicule tue, à Versailles!., que dire?., que répondre h ces gens qui sont là... qui attendent?..

LA BARONNE, avec embarras.

Vous avez annoncé que vous leur présenteriez votre femme... mais vous ne l’avez pas encore nommée... je n’exige, je ne demande rien...

Pourtant une réparation me serait peut-être bien ; duc... car, ce ridicule que vous redoutez si fort ; pour vous, Adrien, vous n’avez pas craint d’en couvrir une pauvre femme.

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