‹ Carmen et autre nouvellesChapitre 26 sur 88 · notre destin, à nous, our destiny · texte numérisé non relu

notre destin, à nous, our destiny

32. Nathan ben- Joseph. Ben is Hebrew for ‘ son of.’ Mérimée is correct in representing Jews as living in Gibraltar, where English rule permitted their residence at least as early as 1 760. Cf. note to page 18, line 2.

Page 63. — 1. cotonnades. See note to page 41, line 13.

17. Rivière qui fait du bruit a de l’eau ou des cailloux. Mérimée is translating Borrow, The Zincali, p. 421. “The river which makes a noise has either water or stones.” Borrow adds: “ the meaning is, ask nothing, gain nothing.”

NOTES

Page 64. — 17. qui s’en vont avec de l’argent, who are leaving there and who have money.

22. Voilà mon sang qui bouillonne, Then my blood began to boil.

27. la cocarde. “ La divisa, nœud de rubans dont la couleur indique les pâturages d’où viennent les taureaux. Ce nœud est fixé dans la peau du taureau au moyen d’un crochet, et c’est le comble de la galanterie que de l’arracher à l’animal vivant, pour l’offrir à une femme.” ( Author’s Note.)

Page 66. — 12. ...qui priait, praying. French uses more relative clauses than English does.

Page 67. — 6. pour en retirer le plomb. In order to make dresses fit better, pieces of lead, called “ weights,” are occasionally sewn into the hem.

8. plomb. Carmen was practising ‘ molybdomancy,’ foretelling the future by studying the form taken by molten lead. The practice is common in Germany and Denmark, especially on New Year’s Eve, in Ireland on Hallowe’en, in Hungary, Finland, etc. It seems, however, to be entirely unknown in Spain as well as among Gipsies elsewhere.

14. Marie Padilla. “ On a accusé Marie Padilla d’avoir ensorcelé le roi don Pèdre. Une tradition populaire rapporte qu’elle avait fait présent à la reine Blanche de Bourbon d’une ceinture d’or, qui parut aux yeux fascinés du roi comme un serpent vivant. De là la répugnance qu’il montra toujours pour la malheureuse princesse.” ( Author's Note.) In his Histoire de Don Pèdre, p. 120, n. 1, Mérimée says: “ L’ensorcellement de don Pèdre par la Padilla est la tradition populaire en Andalousie, où l’un et l’autre ont laissé de grands souvenirs. On ajoute que Marie de Padilla était une reine de Bohémiens, leur bari crallisa, partant consommée dans l’art de préparer les philtres. Malheureusement les Bohémiens ne parurent guère en Europe qu’un siècle plus tard. — L’auteur de la Première Vie du Pape Innocent VI raconte gravement que, Blanche ayant fait présent à son époux d’une ceinture d’or, Marie de Padilla, aidée d’un Juif, insigne sorcier, changea cette ceinture en serpent, un certain jour

NOTES

que le roi s’en était paré. On pense aisément quelle dût être la surprise du prince et celle de toute la cour, lorsque la ceinture commença à s’agiter et à siffler, sur quoi la Padilla trouva facilement occasion de persuader à son amant que Blanche était une magicienne qui voulait le faire périr par sorcellerie.” The source of this story is a Latin life (published by Baluze, Vitæ; see I, 221) of Pope Innocent VI (1352-62), who tried to reconcile Don Pedro and Blanche de Bourbon.

Page 68. — 8. te faire . . . , tell you . . .

10. tu as le droit de tuer ta romi. Cervantes says in La Gitanilla (see note to page 26, line 23), “ we are the judges and the executioners of our own wives and mistresses, we kill them and bury them among the forests and deserts with the same readiness as if they were noxious animals.”

Page 69. — 16. les Calé. Actually, as Professor Irving Brown, the best American authority on Gipsies, pointed out to the editor, the Gipsies are in no way responsible for the traits which did most to wreck José’s existence. Carmen is not at all a typical Gipsy, both in the irregularity of her married life and in the fact that she associates more with non-Gipsies than with her own kind.

MATEO FALCONE

Mateo Falcone, first published in 1829, is founded on a Corsican story of two deserters from the French army whom a shepherd betrayed for a bribe to the officers in pursuit. The traitor was then treated by his father as Fortunato is by Mateo.

Page 70. — 11. arrive que pourra. Que as a subject and as a double relative (= ce qui, that which ) is a relic of Old French. Cf. the proverb, Fais ce que dois, advienne que pourra, Do your duty, come what may.

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