Examinateur à l'École navale
l'ordre et de riinité, bref, les idées de Bossuet, sont gauloises et aiir^si hitines. M. Leram!)ert dit que leu:\> élèves recrutent de plus en plus la marine et Tarniée; personne ne peut leur faire concurrence, car ils donnent l'éducation, non à la masse et d'u :ie façon générale comme nos professeurs de Ijcées, mais à chacun individuellement, appropi-iant l'éducation à l'élève. Il; se font des amis de chaque jeune garçon; chez eux, le maître, délivré des soucis de la famille, n'a plus que l'esprit de coi'ps; tout son (>ffort, toute sa pensée est dirigée vers les succès de l'institution, et, n'ayant pas de foyer, il reporte ses tendresses ou sps amitiés vers ses élèves; il est paternel. \ oyez le témoignage que Lamartine leur rend et la comparaison qu'il établit entre leurs institutions et les collèges. liC jeune homme leur échappe, de vingt à trente-cinq ans, au contact de Paris, des journaux; mais il leur revient sitôt qu'il s3 marie, qui! a du bien, qu'il veut faire élever ses enfants; d'ailleurs la .femme y pousse. Ils savent bien (pie les affections, les souvenirs d'enfiince, les intérêts sont plus forts que les idées pures; c'est un accès
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qui doit passer; ensuite l'homme suit la pente qui le ramène dans leurs bras. Même, la moitié du temps il leur reste; il y a si peu d'esprits qui soient serviteurs des idées pures ! Et combien peu de jeunes officiers lisent ou pensent par eux-mêmes'. Toutes les attaches de famille, de relations les retiennent. « Ce serait faire de la peine chez moi, j'aime mieux ne pas lire, penser à autre chose, aller dans le monde, m'amuser. »
i. Celui que je voyais ici l'an dernier et qui me parlait du livre de Kenan, s'accrochait à ce mot de « roman ■> par lequel on a essayé de discréditer l'ouvrage.