Carnot
Jui condawnation prononc^e cotitre taoi (car on ne peat appeller ni jugement ni arrfet les actes des deux tribunainc de Paris qui m'ont frappe) a cause de mon ouvrage ayant pour titre GARNOT , et pour £p]graptie Fruit of famh sui) me forcentit a le faire rSmprimer si je n'etais d'ailleurs decide a lui donner la plus grande publicite*
Je le dois a mes concitoyetis qui ti'oM pu 1'apprecier, puisqu'il a el£ saisi jusqu'atl dernier exemplaire 5 qiii n'dnt pas d& croire , et n'ont pas era a des juges ouvertement passionn& , et n&inmoins si honteux de leur role, que , sans citer une seule phrase de cet outrage , ils se sont homes i au niepris de la loi , a en indiquer quelques pages dans leur acte de condamnation. Je le dois au Gouvernement hospitalier et reellement constitutionnel devenu mon refuge* U faut bien qu'il sache ce gouvernement } il saura
lors de la publication de mon ecrit, que je suis digne d'etre abrite par son ombre tutelaire. Je me le dois enfrn a moi-m&me dont le caractire eloigne de toutes les tyrannies , mais franc, loyal ettoujours sounds, doit ^carter jusqu'au soupjon de la plus leg&re irreverence contre l'autorite comtituee, quelle quelle puisse £tre.
J'avais d'abord pense & placer des notes au has de cbaque page signalee par mes juges; mais comme je ne le pourrais qu'en soumettant d'avance a mes lecteurs les . fausses , tongues 'et degoutantes interpretations 5 les absnrdes, p^nibles et coupables entorses donnees & ce qui , dans mon ecrit, ne pr&ente qu'un sens naturel, je salirais cet ecrit par un melange infect.
Je veux d'ailleurs eviter d'anticiper sur Pindignation qui ne pourra manquer de s'emparer d'euxy quand apres l'avoir In depuis la premiere ligne , ils "seront parvenus jusqu'a la derai£re , sans qu'il leur ait et£ possible d'y rien appercevoir , je ne dis pas de reprehensible , mais m&me d'^quivoque contre le respect du a la personne et a l'autorite du Roi de France.
Je renvoie done a la seconde partie qui contiendra tout mon proc&s sur cette affaire, de pul-
venser la. diatribe de ML Vadmesnil et le dytirambe de M. ffua. Mes reponses a ces deux porteurs de paroles , ma resistance a leur attaque , ma liberte* devant leur agression , trouveront plus naturellement leur place dans la discussion de ce proces, devenu, grace a ces messieurs, celebre. N'est-ce pas d'ailleurs toujour! assez tot remuer des amas de corruption ?
Et com me il ne faut ne*gliger aucune precaution contre les allegations d'une noirceur prem£ditee , c'est a dire , comme il ne faut pas que pour attenuer la gravity de leurs torts , mes juges puissent supposer que des changemens ont 616 apportes dans la reimpression de cet ouvrage, et qu'il n'est pas le meme que celui qu'ils ont condamne; je depose Tepreuve que feu ai sauve'e, chez M. Impens , notaire a Gand, ou chacun sera libre d'en faire la comparaison avec celui que je public aujourd'huu
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