Faune
Bronze à cire perdue, h. 0,34.
Epreuve unique. Etude pour le groupe de la danse. Fit partie de exposition à la Société Royale des Beaux-Arts, Bruxelles, 1909 et de celle du Jeu de Paume aux Tuileries 1912, n° 198. Acheté à la Vente Carpeaux, 29 mai 1918, n° 89 du catalogue.
56. Jean-Antoine Watteau, peintre des Fêtes Galantes, né à Valenciennes, le 10 octobre 1684, mort à Nogent-sur-Marne, le 18 juillet 1721.
Statue plâtre, originale, h. 2,50.
Etant à Valenciennes, au mois de mai 1860, et voulant laisser de lui, dans sa ville natale, un souvenir permanent, Carpeaux écrivit à M. Bracq, alors maire, une lettre devenue célèbre, où il demandait qu’on lui confiât l'exécution d’une statue de Watteau, moyennant le simple remboursement de ses débours. En même temps, il manifestait l’idée de la couler en bronze et de la dresser au centre de la Grand’Place. Transmise au Conseil municipal de Valenciennes, cette proposition fut adoptée dans la séance extraordinaire du 16 juillet 1860 «en réservant toutefois la question d'emplacement, laquelle serait soumise à une Commission spéciale et dont ferait nécessairement partie M. Carpeaux ».
Celui-ci, de retour à Rome, modela une maquette de la statue, puis termina Ugolin.
Rentré à Paris, dès qu’il se fut définitivement établi rue du Faubourg- Saint-Honoré, il songea à tenir sa promesse. Il ébaucha sa figure de grandeur d’exécution, et, pour l’indemniser, le Conseil municipal de Valenciennes s’empressa de lui voter deux allocations de 3.000 francs chacune, la première par addition au budget de 1863, le deuxième sur le budget de 1864. Mais, à ce moment, distrait par ses grands travaux du Pavillon de Flore et de l'Opéra, Carpeaux abandonna à moitié faite sa statue qui, durant plusieurs années, resta dans un coin de l'atelier, emmaillotée de linges humides. Il ne la reprit qu’en 1869, où, contrairement à son projet, 1l l’acheva en vue d’une exécution en marbre.
Après l'avoir exposée aux Champs-Elysées, vis-à-vis le Palais de l'Industrie, en 1870, Carpeaux, qui venait de s’installer dans son nouvel atelier, boulevard Exelmans, à Auteuil, à peu de distance des fortifications, eut, au moment du siège de Paris, des craintes sérieuses pour la sécurité de son œuvre. Il lui fit donc traverser la Seine, et la remisa, 81, boulevard Montparnasse. Bien lui en prit, car, durant la guerre francoallemande et la Commune, son atelier d'Auteuil fut criblé de dix-sept obus. Le boulevard Montparnasse reçut aussi nombre de projectiles prussiens, mais le Watteau resta sauf ; et, la paix revenue, la Ville de Valenciennes paya 700 francs pour location d’abri.
Tombé malade, Carpeaux, afin d’exciter les esprits en faveur de l’exécution définitive de sa statue, en fit expédier le modèle à Valenciennes, le 22 février 1875, quelques jours après son propre départ pour Nice. Dès qu’il fut mort, la Ville de Valenciennes obtint de M. Wallon, alors ministre de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, la promesse du don par l’Etat, de la matière, marbre ou bronze, destinée à la perpétuer ; et de son côté, M. Alcide Boca, ancien adjoint au maire, qui voulut pour l'heure garder l’anonyme, offrit généreusement de supporter les frais de la taille du marbre ou de la coulée du métal.
Sous l’influence prépondérante de M. Hiolle, le bronze fut choisi : fait regrettable. La statue fut donc confiée au fondeur Moltz, qui toucha 6.000 francs de M. Boca.
57. Madame Carpeaux (Amélie-Maric-Clotilde de Montfort), née à Libourne, le 16 févricr 1847, décédée le 12 février 1908. Buste plâtre, h. 0,70.
Don de Mme Carpeaux.
Exécuté avant que Mlle de Montfort devint Mme Carpeaux ; il porte la date du 13 mars 1869.
Au mois de juin de la même année, l'artiste, en y adaptant le masque de « la Candeur », en fit le buste connu sous le nom de « la Fiancée ».
Le plâtre original est au Louvre.