‹ Cartouche drame nouveau en cinq actes huit tableaux (volume 2)Chapitre 22 sur 91 · C ART0UC1IK · texte numérisé non relu

C ART0UC1IK

Oui. lui! l’espoir de ma vieillesse! l'honneur de mes cheveux blancs !

Dr. CR INDU EU.

Mais où? quand? par qui ce crime a-t-il été commis 7

Dans la forêt de Saint-4.* rmaiii, la nuit dernière, par l’exé- - érable Cartouche !

DK GRANDLIEU.

I Cartouche!

i Le lléau des familles ! oui, Monsieur, c’est lui qui m'a ravi mou neveu, l'espoir de ma vieillesse, l'honneur ne mes che- , veux blancs !

DE GRANDI IEU

! Parlez. Monsieur, donnez-moi vite tous les renseignements, I tous les détails.

Oui. Monsieur, oui; puisse ma doulenr m’en laisser la force! N“'is traversions la forêt, mon pauvre neveu Hector et moi, lorsque tout à coup nous fûmes assaillis par une troupe de bandits qui entouraient notre carrosse. Nous minv s l'épéc à la main... Mais, hélas! que peut le courage le plus héroïque oonlrc des ennemis vingt fois plus nombreux?... Le malheureux Hector fut bientôt criblé de blessures, et je vis tomber, expirant à mes pieds, ce noble el beau jeune homme, l’espoir de ma vieillesse, l'honneur de mes cheveux blancs!

DE GRANDLIEU

I) était mort-! (iu se w»*nt.)

Mort!... A cette vue, ines forces me trahirent, et de tombai privé de sentiment.

DE GRANDLIEU

Que « passa-t-il ensuite ?

Les misérables crurent nue j'avais cessé d'exister, et lorsque je revins à moi. je vis l'infame Cartouche s'emparer des papiers de mon infortune neveu... Il les prit tous, Monsieur, jusqu'à des lettre* d'amour qu'Beclor se plaisait à me lire quelque* instants avant.

DK GRANDLIEU.

Enfin, Monsieur? (U préienle, par dUtraclioo, «a labnilèi*, d»nt la-

qurlli* Cartouche lait-A tomber une palil*. bail* A* plomb, en frigninl de prendre une prhe. Celte balle et! peaduc j uu fil de Kde, qui lul-méaae rat attaché à une bague que Cartouche porte au doiftt.)

Enfui, le scélérat dit à se- complices, avec un rire infernal que je crois toujours entendre, qu’il allait rentrer à Paris, et qu'en choisissant les gens dont mon infortuné neveu ne pouvait être connu que de nom, il f- Tait de nouvelles dupes, de nombreuses victimes, < l parviendrait à tromper longtemps encore monsieur le chevalier du guet, (Es dium c*«deruUrt mon, il fait, au

nwjrn du fil, sortir la tabatière «k la poche de M. de Graudlicu *1 la mol diM ta tienne.)

DE GRANDLIEU

lia osé dire cela?

II l’a osé, Monsieur.

DE GRANDLIEU

Eh bien ! il faut qu'à nous deux nous nous emparions de ce grand criminel... Ce n’est pas impossible.

! Non, certes, ce n’est pas impossible!... Je suis convaincu que si nous le voulions bien. . nous l’arrêterions très-vite à nous deux.

Les signalements de ce Cartouche varient à l’infini, et se

contredisent d’une façon déplorable... Vous, Monsieur, vous l’avez vu de près?...

Je l’ai vu aussi distinctement que si je me regardais dans une glace.

dk en andliku.

Renseigncz-moi donc, alors.

Volontiers. Monsieur .. Ali! vous ne pouviez mieux vous adresser qu’a moi.

DE CRAXDUEU.

On le dit de grande taille ..

Non... il est de taille moyenne.

DE GRA3DLIEV.

Il est vigoureux, il a de larges épaules...

Non, non, il est assez délirât.

DE GIUNDUFU.

Son œil est noir, ses cheveux sont bruns.

Non, non, non, il a l’œil bleu, et les chercux blonds.

DE GRANDUF.r.

En vérité!... (prftwnt un ppUr qu'il relit.) On m'écrivait cependant : taille haute, larges épaules, les cheveux et les yeux noirs... et vous dites...

CARTOCCHE.

Taille moyenne, complexion débraie, les yeux hlcui et les cheveux blonds... A cela près, Monsieur le chevalier du guet, votre signalement est parfaitement exact, (il joue «th un rtefan ci- >h<( qui u trouve aur le bureau cl qu'il gl*M« daiw sa porta. J *

DK GRAIUN.IRU.

Je vais envoyer l’ordre de l’appréhender au corps partout où il aura l'audace do sc prés nb r.

Sous le nom d'Hector d'Orbessan.

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