SCÈNE V
CARTOUCHE, D'ORRESSAN.
Je te tiens, enfin, d'Orbessan... l’heure est venue pour toi de trembler.
d’obbessan.
Trembler... parce que tu vas me tuer?... Crois-tu que cette pensée m'épouvante. Allons, choisis : j’attends un coup de poignard ou une balte de pistolet...
Oh! patience! patience! Je veux savourer ma vengeance; je veux jouir de ton supplice...
d'oussùb.
Ah! c’est pour cela qu’ils m’ont désarmé... garrotté?
Votre justice, & vous autres, ne nous désarme- l-cl le pas, avant de nous juger et de nous frapper?... Eh bien ! aujourd’hui, c'est moi qui suis le juge et le bourreau; c’est moi qui condamne et qui frappe... m ùr* m»* cpée.) -
D’ORRESSAN.
HdlC-toi, misérable... (il lut prèwule u poitrine.)
CARTOUCHE, avec iroai*.
Tu crains donc bien la souffrance, que tu es si pressé de mourir?..,
d’orbessak.
Moi?... Je te défie de m'arracher une larme, de me faire pousser un cri...
Même si, avant de te tuer, je te frappe le visage de mon épée?
d'orbes san.
Même si tu fais cel i. t . (a«m «la*.) L’insulte de Cartouche ne montera pas jusqu'à moi...
Ah! je te forcerai de demander grâce à genoux.
d'orbessan.
Tu ne le pourras pas.
Même si je te laboure la poitrine avec la pointe de mon cpéc?
d’orbes-. AN.
Essaye.
Eh bien?,.
d'orbes SAN.
Essaye donc, te dis-je, et tu me verras sourire à la douleur, plutôt que de déshonorer devant toi le nom de mes ancêtres;, essaye... et tu ne me verras ni chanceler, ni pâlir... Cartouche... Et quant viendra le jour du supplice, interroge les battement*
de ton cœur, écoule les cris de malédiction que t'arrachera ia souffrance; compare ta mort avec la mienne, et tu comprendras ce que c’est qu'un châtiment et ce que c'est qu’un martyre.
Ce châtiment, lu n’en seras pas le témoin... Finisaons-enl..
(U aUpproebe 4a iui, l'épée haute. )