TABLEAU II, SCÈNE III
Ah !... Je vous ai dit que je voulais aussi un feu d'artifice.
DOUBLEMAIN
On le dresse en ce moment sur la grande pièce d’eau.
Avez-vous fait éclairer à l’italienne la façade de l’hôtel?
DOUBLEMAIN
Monsieur le marquis ne craint-il pas?...
Quoi donc? Illuminez, mon cher, illuminez.
DOUBLEMAIN
Monsieur le marquis sera obéi.
Je veux que ma fête éblouisse Paris! Dès que M. le comte d’Orbessan arrivera, on aura soin de me prévenir, et vous le ferez conduire dans ce boudoir. A vous, suisse.
CRIBICIION, bas à l’É veillé.
Baragouine, surtout.
Vous avez là un poste de confiance! puis-je compter sur vous?
l’éveillé.
Ya, monsir le marquis.
Vérifiez avec soin les lettres d’invitation, et, par respect pour mes hôtes comme pour moi, ne laissez entrer personne de douteux.
l’éveillé.
Fous bouvoir êdre pien dranquille, monsir le marquis.
GARTOUCHE.
Écartez les curieux.
l’éveillé.
Ya... afec cette betit bâtonne.
Surtout ne vous soûlez pas avec la valetaille.
l’éveillé.
Oh!... monsir le marquis, moi, bas aimer le fin di tout.
CARTOUCHE, le poussant du coude.
Es-tu laid, comme ça, animal!
l’éveillé, riant.
Merci, capitaine, (ils sortent. Cartouche et Gribichon restent seuls.) . CARTOUCHE.
Eh !... l’heure s’avance... M. d’Orbessan va venir, et il faut que je fasse un bout de toilette pour le recevoir. Attention! Tu sais que nous avons besoin, cette nuit, de toute ton adresse.
GRIBICHON.
Sois tranquille.
cabtouchf»
A tout à l’heure ! (il son.)
G RI BICHON, seul.
Ah! M. d’Orbessan; vous nous traitez d’imbéciles et de poltrons ; vous parlez de nous mener au gibet par le bout de l'oreille... Eh bien! mille diables!., nous allons rire!... (Entre
Cberlot en tcuue de marmiton.)