TABLEAU T, SCÈNE I
UN CARDE DF. NUIT, entrant.
Il est .. quatre heures. Tout est tranquille... Parisiens...
dormez... (Il sort et répète sa phrase dam la coulisse. — Tous les voleur* le suivent dés yeux.)
Parti !.. nous voilà maîtres chez nous.
L'ÉVEILLÉ. qui s'empêtre dans Chariot endormi.
Tiens!., qui diable dort là ?.. Eh ! debout , l'homme , debout!..
CHARLOT, bâillant.
Ab!., jarni !.. je m’étions endormi !.. Bonjour, Messieurs. GRIBICIION.
Que fais-tu là ?
CHARLOT
Je cherche un racoleux.
TOUS
Un racoleur?
CHARLOT
■ Eh oui, je me suis bouté dans l'idée d’avoir de biaux habits avec des galons et un chapeau à cornes avec du d’or, pour . être joli.
l’évf.ii.lé.
Imbécile !..
CHARLOT
Eh ! eh ! eh I
GRIB1CH0N.
Pourquoi ris-tu ?
CHARLOT
Dame!., j’ ris... parce qu’il m’appelle imbécile... et que si j’ m’engage, c’est parce que ma bonne amie m’a appelé imbécile itou.
CRIBICHON, le toisant.
Mouton maigre... rien à tondre.
CHARLOT
Ma bonne amie, c’était la Rougeaude, la fille à Jean Piarre. J’allions nous épouser, quand elle me planta là pour s’accorder au grand Jacques : « Quien, Chariot, mon gas, m’ fit-elle tout bonnement, t’es trop bête et t'es trop laid. — Toi, la Rougeaude, t’es trop piaffeuse. — Va-t’en, imbécile! — Oui, jarnigoi, que j’ m’en vas, et tout droit à l’armée; et pour me revancher, je n’ reviendrai plus au pays que trompette ou général. » Hein ! M’sieu, c’est la Rougeaude qui sera bien attrapée.
L ÉVEILLÉ, qui a visité ses poches.
Absolument rien.
CHARLOT
Où qu’y a des racoleux, Messieurs?
GRIB1CH0N.
Va au diable !
CHARLOT
Je ne sais pas où que c'esl?..
l’éveillé.
En route!
Eu route !
* TOl’S.
(On le pousse dehors.)
CHARLOT
Ah I ils ne sont pas toujours polis, les Parisiens ! (u sort.)