‹ Cartouche drame nouveau en cinq actes huit tableauxChapitre 65 sur 91 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les mêmes, JEANNETTE.

Serviteur, mademoiselle Jeannette.

TOUS

Bonjour, mademoiselle Jeannette, boujour, la mariée...

JEANNETTE

Bonjour, mes amis, bonjour... appelez-moi la mariée... cela me fait croire à la réalité de mon bonheur... il me semble toujours que c’est un beau rêve qui va s’envoler.

GRIBICHON.

Oh! ces jolis yeux-là ne sont pourtant guère endormis.

jeannette.

Cela me paraît si étrange, si merveilleux, que moi, une paysanne, une marchande de fruits à la Halle, je devienne sa femme à lui, si beau, si riche, si noble... Quand je m’interroge, je sens bien que je ne rêve pas; mais je crois que je suis folle...

GRIBICHON.

Tenez, Mam’sellc, voici quelqu’un qui vous dira que vous avez bien toute votre raison.

JEANNETTE

Lui?..

GRIBICHON.

Monsieur le comte d’Albaret...

TOUS

Un comte.,.

PREMIER PATS AN.

Comment... un comte?

GRIBICHON.

Oui, mes enfants, je le connais et j’affirme que c’est... un comte, un pur comte.

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