JEANNETTE, DE GRANDLIEU,. LOUISE , D’ORBESSAN
LOUISE
Bonjour, Jeannette .
DE GRANbLlEU,
Bonjour, mon enfant.
JEANNETTE
Votre servante. Monsieur et Mademoiselle.
d’orbessan.
Nous sommes d’anciennes connaissances, mademoiselle Jeannette.
jeannette.
Oui, Monsieur... je me souviens... c’est bien de l’honneur que vous nous faites tous d’avoir daigné venir aujourd’hui.
LOUISE
Est-ce que je ne suis pas ta camarade d’enfance?
DE GRANDLIEU
Vous ôtes une brave et honnête fille, Jeannette; quand nous avons vu qu’un grand bonheur arrivait à un enfant de notre village, Louise a voulu être témoin de ce bonheur mérité; et comme le service du roi m'appelait dans ce pays, je l'ai amenée avec moi.
d’orbessan.
Mais où est donc le marié? on dit que... c’est un gentilhomme.
jeannette.
Le comte d’Albarct.
d’orbessan.
Je ne connais pas ce nom-là dans le nobiliaire français, et vous, monsieur le marquis?...
DE GRANDLIEU
Ni moi... N’allez-vous pas nous le présenter, Jeannette?
JEANNETTE
Il sera ici tout à l’heure, monsieur le marquis...
DE GRANDLIEU
En ce cas, je vous dem aride la permission d’entrer chez vous. Je me sens fatigué, et puis... j'ai quelques ordres à expédier... Venez-vous, monsieur le comte.
TABLEAU YII , SCÈNE X. 91
d’obbessan.
Je suis à vos ordres, monsieur le marquis... (a Louise.) Ne • trouvez-vous pas, Mademoiselle, que c’est bien joli, une toilette de mariée ?
LOUISE
Oui, cela sied merveilleusement à Jeannette.
d’orbessan.
Cela va bien à toutes les jeunes et jolies tilles, et je suis certain...
LOUISE
Mon père vous attend, monsieur le comte.
DE CRANDL1EU.
Allons, allons, d’Orbessan.
d’obbessan.
Je vous suis, monsieur le marquis. (ll< entrent chez Jeannette.)