SCÈNE XVII
PIERRE LEROUX au soupirail NICAISE à {a fenêtre du grenier.
PIERRE.— C'est fait de moi, c'est sûr, c’est fait de moi !
NicaisE.—Ah! ah! mon Dieu! oh!oh!oh!
PIERRE. — C'est Nicaise que j'entends ; je reconnais ses oh ! oh !.. Quoi que tu fais donc là, en haut, Nicaise ?
NICAISE.—J'ai peur... ah! ah! ah! Et toi, Fe Leroux, quoi que tu fais donc en-bas? ah ah!ah!..,
PIERRE.— J'ai peur aussi, mais j'crie pas; ça
peut les faire venir. Tâche de sortir de là; moi j' vas tâcher de sortir d'ici.
NICAISE.—Eh ben ! comment veuxtu que je fasse ? |
PIERRE.—J'en sais rien; c'est égal, faut se dépêcher. (77 saisit la corde de la poulie qui pend du grenier jusqu'à terre, et à l'extrémité su- Dérieure de laquelle se trouve accrochée une botte de foin.) Tiens, mets-toi sur la botte de foin.
NicaïsE.—Sur la botte de foin ?
PIERRE.—Ne crains rien, j'vas te tenir ; laissetoi aller. Vestu? (Wicaise est sur la botte de Join; la corde marche sur la poulie. Pierre reçoit ANicaise.)
PIERRE.— C'est ça! En route, et sauvons nous. (Zs sortent en courant.)