SCÈNE IV
LES MÊMES, LÉON, CHARLES, s#r un brancard, EUGÈNE, SOLDATS.
EUGÈNE (à Mathieu.)—Vous êtes le maître de cette maison ?
MATHIEU.—Oui, monsieur.
EUGÈNE (montrant Charles qui est couvert d'un manteau).—Ce jeune homme, dangereusement blessé, réclame les secours les plus pressants.
AE
MaATHIEU.— Disposez de moi, de toute ma mai:
son. (4 Jean.) Prépare tout ce qu’il faut dans cette chambre. (/ean entre dans la chambre avec trois autres paysans.)
Léon — De prompts secours lui sont nécessaires; mais à cette heure, aussi éloignés de toute habitation. ..
MaTHIEU.—Il y a ben un vieux médecin qui habite depuis un mois le village, à une lieue d'ici.
EUGÈNE.—Vous le connaissez P,..…
MaTHIEU.— Non, car on n'est jamais malade cheux nous... Mais il est charitable, et il n’hésitera pas à venir si on le demande.
LÉON.—Ah ! qu'on le prévienne à l’intant !
MaATHIEU.—Jean va y aller. (4 /ean.) Ecoute, c'est Nicolas qui ira audevant de Pierre Leroux; toi, attelle un cheval à la cariole. ( /ean so1£.)
EUGÈNE.— Que voulez-vous faire?
MATHIEU.— Envoyer chercher le médecin, donc.
EUGÈNE.— Brave homme !
MATHIEU.— Allons, capitaine, v’nez donner vos ordres ; moi, j’vas donner mes instructions. (//5 sortent, Les deux soldats font sortir les villageois par de fond. Eugène, Mathieu et les gardes entrent dans la chambre.)