SCÈNE XIII
MATHIEU, DUMÉNIL, VOLEURS 24 rouliers.
DNMÉNIL (regardant de tous côtés, à part.) I} doit être ici. (/Æ/aut.) Salut, monsieur Mathieu.
MaTHieu.— Messieurs, c'est moi qui suis le vôtre.
DuMÉNIL (aux siens), — Placez ces barils... là... Il n’y a rien à craindre, n'est-ce pas, monsieur Mathieu?
MATHIEU.— Qui voulez vous qui touche à vos barils ? (4 part.) C'est drôle, je n’en connais pas un.
DuMÉNIL.— Pourriez-vous nous faire servir à souper ? la route nous a donné de l'appétit... avec ça que les chemins sont si mauvais.
CARTOUCHE (à part.)}—Comment les avertir?
MATHIEU.—Qu'est-ce que vous dites donc?
ils sont magnifiques, les chemins. Ah! ça, vous serez un peu gênés aujourd’hui, j'ai tant de monde DUMÉNIL.—Oui, nous savons ce qui se passe :
on dit que Cartouche est arrêté ; est-ce vrai?
MaATHIEU.—Très-vrai ?.…
DUMÉNIL (apercevant Cartouche.) —Le voilà !
CARTOUCHE (à part ).—Ils m'ont vu!
MATHIEU.— Ça doit vous faire plaisir à vous autres qui êtes toujours sur la grand’route ?
DUMENIL.—Grand plaisir, certainement. et il est sans doute déjà bien loin d'ici?
MaATHIEU.—Non, il ne partira que demain ; on n'est pas assez en force pour risquer de l'emmener de nuit.
DuMENIL.— Ah! (4 part). C'est ce que je voulais savoir. (Æuut.) Parbleu! je suis enchanté de tout ce que vous me dites là, et nous allons boire en réjouissance d’une aussi belle capture.