II. Branche des prévôts de Paris
Galeran^ frère de Hugues III, souscrit avec ce comte le diplôme de sauvegarde de St-Martin en 1069 (Cartul. n« V).
chltelain « à Tabbaj'e de Joyeoval d*un demi-muiJ de sel à prendre chaque aunéc le jour de la Toussaint sur son péage de la Roche, pour le salut de son âme et de celle de Jehanne, sa défunte épouse. « (Chartrier de la Roche-Guyon. — Nous devons cette indication i la gracieuse obligeance de M. le duc de la Roche-Guyon, que nons sommes heureux de remercier ici).
(573^ Lévrier XIV, 740. — « Roberto comité adversus regem Francorum rebellante drca an. MCQJI, Philippos Augustus omnia ejus dominia ac precipue Mellentensem comitatum fisco regali in perpemum, non sine annorum strcpitu, adjunxit (Ane. chron. de St-Nicaise, Ort., p. 4). — Le P. Anselme (H, 405) fah de Mabile la fille d'un Robert qui aurait été fils de Galeran et petit-fils de Robert IL
(374) Hm/. (PHarœurt, I, 75.
{j75) Douêt d'Arcq, Coll. de sceaux, n" 715, 716 ; 2833, 3834. — Les sceaux de Galeran II ont 80 et 90 millimètres.
(376) Id. n* 2830.
(377) Coll. Lévrier, III, 59.
Hugues IVf son fils, fut père de Gakran^ cité dans un titre de iiao.
Hugues Vfut témoin, en 1144, d'une charte de Henri de Fontenay (378).
Hugues Vif prévôt de Paris en 1196, eut à* A élis j Hellouin IV ^ avec l'agrément duquel il vendit à St-Denis son port de Bezons moyennant 160 livres parisis (379).
Hellouin IV devint chambrier du roi. Il mourut avant 1229, probablement sans enfants. Sa veuve, Isabeau de Chatnpigny^ disposa d'une partie des biens qui lui étaient échus de la succession de sa mère, en faveur de son père Jehan et de sa sœur Hélouis de Champigny (380).
Robert^ frère de Hugues VI, lui avait succédé comme prévôt de Paris dès 1202. Il vendit en 1207, à St-Germain des Prés, moyennant 300 livres, un hôtel considérable destiné à installer l'infirmerie (381); pour 80 livres, la moitié de la voirie du Chesnay ; et, pour 40 livres, 20 arpents de bois à Antpny (382). Sa femme, ses fils, ses filles et son neveu Hellouin approuvèrent ces aliénations (383). La même année, avec l'assentiment de Mahaut^ sa femme, et de Robert 11^ son fils, il cédait à St-Lazare, pour 120 livres, le quart de la dîme de la paroisse St-Laurent de Paris, mouvant de Ferri, sire de Brunoy (384). Il se constitua pleige, en 1209, pour les fils de sa sœur et de Nicolas Boucheau, vis-à-vis de l'abbaye de Joyenval (385).
Le prévôt Robert maria dès 1204 l'une de ses filles, Julienne^ à Etienne Paumier II, seigneur de Clichy (386).
Robert II, son fils, fut peut-être père de Pierre de Meulan^ chanoine de Châlons, qui, en 1267, avait pour cousin germain Oudard Arrode, fils d'une de ses tantes (387) — et de Maurice^ bourgeois de Paris, marié à Asceline en 1250 (388).
(578) A. N. MM. 210, fol. 14. li est aussi témoin d'un acte du vicomte Hugues de Mantes, vers U même date (Cf. note ^^^infrà).
(379) « Ego Hugo de Mollrnto prcpositus ParisUnsis notum facio presentibus et futuris quod, consentiente Aales uxore mea, et Helt.uino filio meo, vendendi (sic pro vendidi) portum meum de Besuncio (Bedons) ecclesie Beati Dycnisii et in perpetuum habendum quitavi pro VIII" lib. par. quas abbas S. D. et fratres ejusdem loci debent michi vel uxori mee vel filio meo reddere précise in octabis Beati Dyonisii. Ut autem hec vendicio rau in posterum sit et firma, presentem cartulam sigillo meo muniri feci et confirmari. Actum anno Dni M» €• XC* VI* mense aprili. » (A. N. LL xiS7, f* 307).
(380) Acte passé à Rueil, en présence du curé Pierre, et de Pierre Touquin, sergent du roi, en août ia2^ (LL 1x57, foL 510).
(381) Mss. lat. 12853, ^ol* i/'* *
(383) ColL Baluze, LV, 9).
(384) A. N. MM 310, foL $9.
(38$) Mém. de la Soc. Hist. du Vexin. XIII, 77.
(386) A. N. LL 494, fol. s-
(387) Msf. lat. 5473, fol. 339.
(388) A. N. LL 1544, fol. 5.
PH*l
L'histoire et la généalogie des comtes de Meulan ont été lobjet de bien des travaux parmi lesquels il faut citer une Histoire de Saint-Nicaise, de D. Victor Cotron, (1672, in fol., aux Archives de Seine-et-Oise] ; les rédactions de Lévrier, dans la Collection du Vexin à h Bibliothèque Nationale ; VHisUrire de la maisoti d'Harcourt, par La Roque ; V Histoire des Grands-Officiers de la Couronne, du P. Ansebne ; VArt de vérifier les dates (II, 687) ; les ouvrages plus ivJjoiits de M. Emile Réaux. Plusieurs de ces compilateurs se sont également occupés là^ vicomtes de Meulan et de Mantes.
Tous ces auteurs, sans exception, ont emprunté à la Chronique de St-Nicaise, document sans aucune valeur pour la période antérieure à Philippe !«', deux comtes imaginaires, T^johert I*' et Hfilfert II f dont Tun est probablement un vicomte de Mantes dont nous parlerons plus loin.
La Roque, et après lui le P. Anselme, renchérissant sur ces fictions, ont rattaché le premier Robert à un personnage légendaire, Gilles de Gand, dont, par un anachronisme inexplicable, ils font un contemporain de Louis d'Outremer.
VArt de vérifier les Dates qui, par une hypothèse non moins hardie, présente comme premier comte de Meulan Galeran, troisième mari de Ledgarde de Vermandois, n'hésite pas à faire de Hugues Chef d'Ourse (qu'il appelle Tète d* Ourse) un fils du prétendu Robert II, tout en l'identifiant avec le vicomte de Vexin sous Dreux II, sans aucun souci de la généalogie donnée par le Cartubirc de Saint-Père.
De telles erreurs, dont les auteurs de cet ouvrage — si consciencieux pour son époque — s'excusent sur la profonde obscurité de ces temps lointains, ne sont pourtant rien en comparaison de l'étrange généalogie qui s*étale dans une note du Recueil des historiens de France, (t. XI, p. 365). Elle donne à Robert de Beaumont-le-Roger, comte de Meulan de 108 1 i 11 18, l'origine suivante :
Albert, comte de Vermandois.
Eudes, mari d'Adèle de Crépy, fille de Raoul, comte de Valois.
Ifudes, déshérité, épouse la fiUc du Adèle, mariée à Hugues-lc-Grand,
chevalier de Saint-Simon. fils de Henri I*'.
^ Galeran, comte de Meulan.
Robert.
Il serait oiseux de s'arrêter à corriger toutes les inexactitudes du plus sérieux de tous les ouvrages que nous avons cités, VArt de vérifi<r les dates, dont le récit assez détaillé et documenté pourrait faire illusion. Nous ne signalons que les principales.
Ainsi Richard de Neaufle aurait été troisième fils de Robert II et d'Alix (?) de Vexin, et frère cadet de Hugues Chef d'Ourse et de Galeran I, alors qu'il est formellement qualifié le cousin germain (cotisanguinetis) de ceux-ci ; — Galeran I serait mort le 8 octobre 106^ ou lojo (389) ; — sa seconde
(389) L\i. y. D. ajoute, d'après la Chronique de St-Sicaise, qu'ayant été fait prisonnier par Guillaume doc de Normandie, Galeran fit voeu, s'il sortait de captivité, de bltir une plus belle église à ce saint; libéré en 1062, il reprit le gouvernement du comté que Hugues aurait administré en son absence, et éleva Téglise qai fut bénie le 28 octobre 1067. Uu tombeau crevé par un boulet qui atteignit cet édifice, pendant le siège de Meulan en 1590, aurait été reconnu par Henri IV, pour celui de Galeran, d'après l'armure du défunt.
3 blOS OMlîf^
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