‹ Cas atypiques de Piroplasmose Canine (Piroplasmose à forme pulmonaire, etc...)Chapitre 16 sur 21 · TON · texte numérisé non relu

TON

noix d'Arec donné à 3 heures. L'hypothèse d'une intoxication par l’arecoline mérite d’étre retenue ainsi que celle d’un faux trajet dans la trachée, la température est à 40, le pouls filant ; sur toute la hauteur du poumon droit on remarque de petits râles crépitants, disparition du murmure vésiculaire du côté gauche ; l'œil est fixe : le cou tendu ; les pattes de devant écartées, le chien asphyxié certainement, les muqueuses sont légèrement cyanosées.

Les commémoratifs m'apprennent que quinze jours auparavant après une sortie dans la campagne aux environs de Beauvais où l'on a retiré de nombreuses tiques. Un examen du sang, fait immédiatement décéier la présence du piroplasme.

Une injection intra-veineuse amène dès le 2e jour, une atténuation des symptômes : chute de la température à 39°. dyspnée moins intense. |

Pointes de feu, ventouses. Sérum physiologique en injection hypodermique. Huile camphrée. Alimentation lactée.

La toux persistant avec quintes, je fais une 2° injection intraveineuse ; la guérison est obtenue le 15e jour et le chien

sort de l'hôpital. L'examen du sang est négatif.

L'ensemble de ER observations qui portent sur des cas presque exclusivement pulmonaires m'ont donné la certitude que la Piroplasmose canine devait être infiniment plus répandue que l’on ne le croyait, surtout dans les campagnes, et que les nombreuses lésions du foie et du rein que j'avais trouvées, au cours de près de 4000 autopsies, devaient, pour une grande part être attribuées à des lésions d'origine piroplasmiques et je crois que la piroplasmose doit être au chien ce que la syphilis est pour l'homme. Il y en a de bénignes, il y en a de graves ; avec les localisations les plus diverses.

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