‹ Cas atypiques de Piroplasmose Canine (Piroplasmose à forme pulmonaire, etc...)Chapitre 6 sur 21 · HER SR · texte numérisé non relu

HER SR

Si l'attention des anciens auteurs a été sollicitée parfois par les accidents ordinaires de la piroplasmose, c'est vers 1883 seulement que pour la première fois, la symptomatologie en fut précisée, chez le cheval, dans le Natal par WINSuiRE ; mais il faut attendre jusqu’en 1888 pour que soit découvert par BABËs le parasite endo-globulaire de l'hématie chez les bœufs de Roumanie atteints d'hémoglobinurie. Le même savant montre en 1892 que la piroplasmose des moutons de ce pays, est due à un autre parasite assez semblable au précédent quoique présentant des différences appréciables.

En 1895, .Prana et Gazzi-VALERIO trouvent pour la 1'° fois, dans l'hématie des chiens, le Piroplasma canis.

GucLreMti en 1899, caractérise l'agent causal de la piroplasmose du cheval.

Depuis ces étapes mémorables les faits se sont précisés et des parasites nouveaux ont été isolés ét identifiés, par de nombreux travaux auxquels s’attachent les noms Kocx, THEILER, GONDER (NuTraz et GRAHAM-Surrx) de CHRISTOPHERO, KiNosniTA, LIGNIÈRES, BRumPpT, etc.

Cependant le cycle évolutif des piroplasmes n’est pas encore élucidé entièrement malgré les recherches récentes de Brumpr, VELU, d'Edmond SERGENT et de ses collaborateurs DoNATIEN, PaRRoT, LESTOQUARD, PLANTUREUX, ROUGEBIEF.

Les parasites des piroplasmoses observées parmi les

animaux domestiques sont :

Chez les Bovidés.

Piroplasma bigeminum (Smiru et KiLLBORNE, 1893). Babesiella tovis (BABÈs, 1888).

SE pO e

Babesiella argentina (L1GNIÈRES, 1898).

divergens (Mac Fapyeax et Srockman, 1911).

— berbera (SERGENT).

Theileria parva (TueiLer, 1904).

Theileria mutano (THEILER, 1906).

Theileria dispar (SERGENT 1922).

Anasplama marginale (THEILER) 1909.

Chez le cheval.

Piroplasma Caballi (Nurrazz et Srrickzaxn, 1910). Nuttallia equi (LAVERAN 1899).

— sp. (Dcaunxowsky et Luxo. 1913).

Chez le mouton.

Babesiella ovis (Srarcovicr, 1893).

Nuttallia sp. (Dcnunkowskyx et Luns, 1909).

Theileria ovis (LirrLewoon, 1914).

Chez fe chien.

Piroplasma canis (Piaxa et Gazi-Varerio 1895). Babesiella Gibsoni (Parrox, 1910).

Rossiella Rossi (Nurrazz, 1909).

Rangelia Vitalü (RANGEL PEsran4, 1910).

PIROPLASMOSE CANINE

Géographie

La distribution’ géographique de la piroplasmose canine répond au tableau, précécédemment tracé.

Elle règne, en effet, à l'état d'enzootie en Afrique où l'ont étudiée BowaiLz et Lepoux, THEILER, GRAHAMSMITH, et NuTTazz, KocH, WELBERT, Piotr, BEY, Leupozr. En Asie, WE8B, DAGGETY, PATTON, CHRISTOPHERS etc., ont signalé sa fréquence.

Elle a été vue à Porto-Rico par MarTiNEz. C'est en Italie que fut caractérisé, pour la Îre fois, par Prana et Gazzi-VAaLERI0, en 1895, son parasite endo-globulaire, retrouvé en Lombardie par CELLI ; et, quelques années plus tard, en France : LEBLANC, ALMy, Nocarp et Mo- TAS, SABRAZES et BoupEaup (1915) en publièrent de nouvelles observations.

Sur l'existence de la piroplasmose en France, envisagée suivant les régions, on n’a que des données encore bien incomplètes. [Il serait cependant d'un réel intérêt de procéder à un travail d'ensemble permettant de préciser non seulement la présence de cette affection par localité mais aussi sa fréquence.

Une telle étude demanderait de la part de nes confréres un effort qui ne dépasserait pas les ressources du praticien ordinaire car l'examen du sang, pourvu que les

frottis soient exactement faits, pourrait être pratiqué aisé-

RNA

ment dans les laboratoires de nos Ecoles où d'une Faculté de la région,

SaBrazEs et BoupEAU ont montré que dans le sudouest l'aire de répartition de piroplasme était très étendue. Nous voyons, eneffet, dans leurs observations des chiens cantonnés dans le Lot-et-Garonne, dans la Gironde, et en Dordogne. Ils notent, d'autre part que la Charente n’est pas indemne et que la piroplasmose existe. aussi dans l'Indre.

On sait depuis longtemps que, près de Paris, à Fontainebleau (Mocarp 1902) à Senlis (Cacny 1902) les ti-

ques transmettent également la maladie.

Nos renseignements: personnels conforment ces don-

nées en les étendant à quelques localités.

C'est ainsi que nous relevons des cas à Fontainebleau (obs. VI) près de Beauvais (obs. X) à Méru (obs. II) à Ermenonville, à l’est de la forêt de Chantilly (obs. IT) à Rambouillet (obs. D), à la sortie de Meaux, près du canal (Obs. V).

Signalons le fait qu'un de ros chiens est revenu ma-

lade de la Bretagne.

On peut donc dire que tout l’ouest de la France, du nord au sud, semble être envahie par le piroplasme. D'après notre confrère LAPORTE on en rencontre dans la région de Biarritz. D'autre part on n’en aurait jamais vu dans les Vosges (1. déc.).

Il est logique de penser que dans notre pays la recher-. che systématique du parasite dans le sang des chiens suspects de piroplasmose montrerait que l’aire de répartition

de l'affection est beaucoup plus étendue.

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