UN MARIAGE A LA «IODE
— Oui, mon enfant, il est stipulé dans le contrat que ton mari te conduira tous les ans à Bade.
— Grand Dieu ! mais qu’est-ce qu’il a donc après toi ?
— Je n’en sais rien, je lui ai demandé tout simplement ce qu’il pensait du fusil Chassepot
En avoir eu si peur, et le voir arriver comme ça !
— Une véritable féerie, ce séjour de Bade, et pourtant je n’y vois pas de femmes toutes nues comme dans celles de la Porte-Saint-Martin.
— Ah ! mon ami ! quelle émolion ! un roi qui vient de me saluer !
— Ma chère, il est des plus aimables ; il vient de m’offrir les provinces du Rhin.
— Mon ami, tu sais, nous n’avons plus de place dans notre malle.
Emportant ses habitudes parlementaires à la campagne. — Taisez-vous! vous n’avez pas la parole!
— Vois la verrerie de Bohème! Je me suis laissé tenter par le bon marché : je viens de t’en acheter pour 1,500 francs
SÉANCE d’été au parlement anglais.
— Quelle chaleur!!! Monsieur le président, je vote tout ce qu’on voudra si on me laisse ôter ma redingote.
— Merci des chemins vicinaux, j’en veux pas. J’ai une jolie femme, j’ai pas envie de roules pour conduire chez moi.
— Il lit la discussion du budget ; voilà le moment de lui parler de ma robe de 500 francs. Que cela va donc lui paraître peu de chose !
— Que que^tu' tiens là?
— C’est mon député ; on n’entend que lui à la Chambre.
— Je crains que lu ne te rouilles pendant tes vacances; tu devrais l’exercer à voter deux ou trois heures dans la journée.