‹ Catacombes de RomeChapitre 150 sur 279 · AVEC AMPOULE, PALME ET INSCRIPTION · texte numérisé non relu

AVEC AMPOULE, PALME ET INSCRIPTION

Praneue xLv,— On voit dans ce dessin trois loculi, dont le premier est fermé avec des briques cimentées, et laisse aper-

cevoir un vase de sang enchässé dans le mortier; le second est

+. erist, primit., À 1, lav. XLUT, XLIV

pl. XVI, n° 2 pl: VIU, n° 49; pl. XX, no 1; pl. XXIX, n° 67; pl. XXX 90; pl. LVI, ne 4; pl, LXXIIT,-n°* 3 et 5, — Boldett ( Oss

rale sur laquelle il lut cette inscription, qui

couvrait les corps de huit hor

AN

IVS fEC LOCVM HOMIBVS H VIII 1 EC TON EMOKH PANTON T

5, Boldetti, Osservas. sopra à oimit., p. 407, 408, 409, 443.— Notre Ve vol.,

pl. LXIU, n° 13.

DE ROME. 87

ouvert et présente deux palmes gravées sur ciment; le troisième est fermé avec une tablette de marbre sur laquelle on

lit l'inscription suivante entourée de symboles

CISSIMAE-DEPOSITAE XIT-AHNOS

DIBVS-MARTIIS <

Les tombe.

x appelés loculi, sont des niches oblongues , pratiquées toujours sur un plan horizontal, dans les parois des galeries, et rangées comme les rayons d’une bibliothèque, parallèlement à la galerie elle-même. Cependant on en a trouvé quelques-uns dont une extrémité seulement abou

tissait à la galerie 2. Ces derniers sont séparés les uns des

autres par le pareticulum ou cloison en briques, dont le nom

se rencontre sur les inscriptions. Ces /oculi pouvaient quelque-

fois contenir plusieurs corps, et ils s'appelaient alors bisomum, trisomum où quadrisomum #. Ils étaient fermés hermétiquement,

au moyen de briques cimentées, soit au moyen d’une

tablette en marbre appelée tabula, tabella ou titulum , comme

le font voir les inscriptionss. Sur les briques et sur les tablettes

on traçait des inscriptions peintes le plus souvent en rouge et

quelquefois en or6, Sur le ciment qui les reliait, on en gravait à la pointe sèche7; on y traçait aussi des palmes et des monogrammes; on y enchässait le vase de sangs, Souvent

on y incrustait des objets en ivoire, en verre, en métal,

en terre cuite, qui servaient à désigner les sépuleres*; on

ait même des médailles pour déterminer l'époque L poq

y iner de la déposition des corps. Sur les tablettes en marbre, on gravait quelquefois les instruments du martyre ou de la profession“, et même des scènes ou des symboles, dont on peut voir des exemples dans notre cinquième volume.

Les premiers fidèles avaient la plus grande vénération pour les corps des martyrs. Souvent ils les transportaient aux Catacombes dans des enveloppes de soie!?. Aringhit5 cite une enveloppe de ce genre, qui était exposée de son temps dans la

basilique de Saint-Pierre et qu’il appelle culcitra. Avant de les

ensevelir

sque les circonstances le permettaient, on avait

la coutume de les laver #, de les embaumer#, de les enve- 6. Voyez notre Ve vol., pl. XLU, n° 3, et pl. V, J

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