‹ Catacombes de RomeChapitre 152 sur 279 · UNE ORANTE ET DEUX P · texte numérisé non relu

UNE ORANTE ET DEUX P

Praxcue xivr. — Nous avons copié cette peinture d’après le

L’orante se distingue des autres, par la

dessin de Bosio®.

forme et l'ampleur de ses vêtements, et surtout par la pose de ses bras qui semblent, comme autrefois ceux de Moïse?, suc comber à la fatigue. Deux personnages, placés à droite et à gauche, s'approchent respectueusement pour les soutenir, Arin ghit° serait porté à voir dans la figure du milieu sainte Cyriaque elle-même, ou bien quelque illustre matrone ensevelie dans le même cimetière. Quant aux deux autres personnages une

peinture analogue fait croire à Bottari # que ce sont deux ser-

CIMETIERE DE

DE ROME

viteurs: mais il nous semble que la noblesse de leur attitude

et la forme de leurs vêtements doivent leur faire attribuer

une condition plus élevé CRYPTE

Praneue xzvu. PLAN. — Cette crypte est dans la partie du cimetière de Sainte-Cyriaque qui porte le nom de Saint- Hippolyte, et dont l'entrée est près de la basilique de Saint-

Laurent, à gauche de la voie Tiburtine. Elle est de forme car-

rée. Quatre colonnes aux angles supportent la voûte d’arête.

auche est une niche destinée probablement à recevoir

une lampe. Au fond se trouve l’arcosolium ou autel

ordonnance de

Praxcue xzvin. VUE PERSPECTIVE*, —

l'architecture, les proportions des colonnes, l'exécution des chapiteaux composés de pales, l’élégante rosace au centre de la voûte: tout nous fait croire que la construction de ce monument remonte à une époque très-ancienne,

Déjà plus d’une fois nous avons fait observer qu'un grand nombre de loculi étaient creusés autour des arcosolia. Cette

nche nous offre un nouvel exemple de cette disposition :

oculi même dans la voûte et au fond de

on y remarque des l'arcosolium , tant les chrétiens avaient à cœur d'être inhumés placer

vuprès des tombeaux des martyrs, comme pour se

sous leur protection #,

SAINT-PONTIEN

NOTICE

Ce cimetière €

situé près de la ville, aux environs de la voie Portuensis, sous une colline peu éloignée du Tibre et appelée

Monte- Verde. Quoiqu'il porte 1

nom de Pontien, patricien

romain qui vivait au milieu du m° siècle, il est vraisemblable

qu’il remonte à une époque antérieure. Les tombes des martyrs

Boltar Marchi, Honum

3, Voyez pour les ann

notre IVe vol., pl. XVI, n° 1 notre IVe vol., pl. XVI, n Aringhi, Rom

Idetti, ébid.,

martyrs, Boldetti,

clou aigu et coudé tiré di -Agnès, On le trouv

tête du défunt, particularité c

ee certitude à l'attr

de même nature que nous menti

dispersées à une assez grande distance les unes des autres, parmi

ltures des simples fidèles qui reposent dans les galeries de cet immense cimetière, attestent qu’il a vu plusieurs époques de persécution, On sait en effet qu’on ne réservait point, pour

les martyrs, de places

péciales, et qu’on les déposait simple-

st Ip 136

LI, 166, tav. 196,

Homil. LXXXI, in nat. ss. Taurin, mart., p

ment à côté de leurs frères, dans les galeries ouvertes pour les

inhumations. Il faut donc en conclure, avec le R. P. Marchi!, que plus on trouve de martyrs séparés les uns des autres dans les galeries d’uñ cimetiére, plus ce cimetière a vu de persécutions

C'est dans la roche marine et fluviale qu'ont été pratiquées

les

leries du cimetière de Saint-Pontien. Les escaliers déblayés par Bosio nous révèlent l'existence de plusieurs étages dont le plus bas doit sans doute arriver à la couche volcanique.

Quand on s

ge d’une part au peu de solidité que présentent ces couches de terrains secondaires, de l’autre à l'existence d’une vaste latomie païenne placée au-dessus du cimetière, on

est forcé d’avouer que les chrétiens ne reculaient devant aucune

dificulté, pour creuser leurs immenses galeries, et qu'ils évitaient autant que possible d'employer à leur usage les excavations d’origine païenne

Différents noms servent à désigner le cimetière de Saint Pontien. Nous devons citer d'abord ceux des saints Abdon et Sennen, persans d’origine, qui confessèrent généreusement la foi durant la persécution de l'empereur Dèce, et cueillirent

en 250 la palme du martyre. Leurs corps, après avoir long

temps reposé dans la maison d’un sous-diacre, qui les avait

DESCRIPTION

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