Dissert. IL, De epochis Syro-maced
st. de PArt. Peinture, LIL. f
DE ROME. 89
recueillis sur le lieu de leur supplice, furent au 1v° siècle transportés dans les grottes de Saint-Pontien. Ces deux saints sont nommés dans l’ancien calendrier de Libère et dans plusieurs martyrologes; mais, ainsi que l’a démontré le cardinal Noris®?, leurs actes, qui sont modernes, méritent peu de créance
On appelle aussi ce cimetière ad ursum pileatum, à l'ours coiffé,
sans doute à cause de quelque simulacre qui se trouvait dans
le vois
Nous ne nommerons point les nombreux martyrs dont les
dépouilles furent inhumées dans ces Catacombes et qui
y attirèrent un grand concours de peuple, jusqu'au 1x° siècle,
où le pape Grégoire IV fit transporter dans la basilique de Saint-Marc les restes des saints Abdon et Sennen. Ce cimetière tomba alors dans l'oubli, et ce fut seulement au xvi' siècle, que Bosio eut le bonheur de le découvrir après des peines infinies. Parmi les monuments qu'il renferme nous citerons un baptistère dont nous allons donner les dessins, et dont
res sont classées par d’Agincourt5 dans la série de
les pe
celles du vi° au vint siècle
DES PLANCHES
BAPTISTÈRE DU CIMETIÈRE DE SAINT-PONTIEN AVEC SES PEINTURES Praxene L. PLAN, — Ce baptistère est creusé dans le tuf On descend dix marches, ét l’on arrive au bas de l'es-
calier, à la place où devait se tenir le prêtre. La profondeur
+ pour qu'on pôt y administrer
du bassin était assez grand le baptême par immersion, selon l'usage de la primitive Éclise. Un courant d'eau, qui subsiste encore aujourd’hui,
l'alimenter. Au fond et à gauche est un sarco-
ervait
phage au-dessous duquel se trouvent deux arcs. Les parois du baptistére sont garnies de loeuli. Ce baptistère, ainsi que le précédent, a été publié par d’Agincourts. Ils sont, au dire
de cet auteur, les plus anciens que l’on connaisse®,
A. Ibid. Architecture, 1. IV, pl. LXUI, n° 1, 2, 3, 4
Ibid, t.1, pe 18
90 CATACOMNBE
La construction des édifices qui sont appelés baptistères n’est pas antérieure au règne de Constantin. Dans les commencements de l'Église, le baptême s'administrait en tout lieu. Les actes des Apôtres! en font foi. Pendant les persé-
cutions on baptisait surtout dans les Catacombes?, et même
quelquefois dans les prisons
Praxcne tt COUPE LONGITUDINALE SUR LA LIGNI A B. — Cette coupe nous montre à gauche les dix marches, au bas desquelles est le bassin baptismal; à droite, un des décoré de treillis et de fleurs, et, dans
Au-dessus ,
côtés du premier are,
se trouve le sarcophage de saint Abdon et de saint Sennen,
ond, le second arc, par où sort la sourcc
dont la paroi extérieure est ornée d’une peinture repr
sentant Notre-Seigneur couronnant les deux saints. Les deux es et le tombeau forment dans le baptistère un avant-corps
hauteur de deux
de quatre-vingts centimètres, sur uné
mètres
Praneue ur, COUPE TRANSVERSALE SUR LA LIGNE CD.
spective de l’ensemble du bap-
Cette coupe donne la vue p
tistère. Du fond même du bassin, s'élève une croix surmontée
d'un arc au-dessus duquel est représenté le baptême de Notre-
Seigneur.
NOTRE-SEIGNEUR. A ler F