BAPTÈME DE NOTRE-SEIGNEUR
se voit au-dessus de l'arc au fond du bap-
Prancue 1v. LE
Cette peinture tistère. Notre-Seigneur est dans l’eau jusqu'à la ceinture
Saint Jean-Baptiste, placé sur la rive, est revêtu du cos-
tume dont parle l'Évangile, mais que le temps a un peu
effacé, IL tient de la main gauche un roseau, et sa main
droite repose sur la tête de Jésus-Christ5. Le Saint-Esprit se
montre sous la forme d’une colombef. A auche est un
vêtement destiné au Sauveur. La
ange qui semble tenir
tte de cet ange est ornée d’un nimbe, circonstance qui
issignerait à cette peinture une date postérieure au 1v
siècle. Sur le rivage apparaît un cerf, qui regarde l'eau fixement et semble désireux d'y étancher sa soif, figure
de s’abreuver à la
touchante du fidèle, brûlant du dé
fontaine du Sauveur, qui comparé lui-même à une
source d’eau vive
Praxcue cv. NOTRE- SEIGNEUR COURONNANT DES SAINTS. — Cette peinture se trouve sur la partie extérieure
du sépulcre à gauche du bassin baptismal. On y lisait, du
Bottari, les lettres que l'on pourrait
temps de Notre-Seigneur, couronné
ainsi compléter
d’un nimbe crucifère et vêtu d’une tunique bleue à larges
au-dessus d’un nuage, entre
bordures de pourpre, apparaît
its martyrs Abdon et Sennen”?. Les bras étendus, il
pose la couronne sur leurs têtes. On reconnait dans la phy-
du Sauveur et dans l'expansion majestueuse de
ionor I bras, le Dieu tout-puissant qui est magnifique dans récompense Saint Abdon + $C ABDO est vêtu d’une tunique bleue
retenue par une ceinture; manteau rouge vient
la tête une coiflure
agrafer sur sa poitrine. Il recourbée au sommet et descen-
SENNE à une
conique de couleur jaune
dant sur les épaules. Saint Sennen Ÿ $
sans ceinture, et un manteau bleu, C’est en
tunique rouge cela surtout que son costume diffère de celui de saint Abdon.
Tous deux é
endent les mains vers le Sauveur, comme pour
lui exprimer leur dévoûment et leu ince.
A droite de saint Abdon se voit un autre personnage l'attitud ière. Sa tunique est blanche ar le temps. Ne
évêque et martyr persan qui suc-
Les traits de son visage ont été effacés F érait-ce pas saint Miles comba en 341 durant la persécution de Sapor, et dont le
Martyrologe fait mention au 22 avril?
À gauche de saint Sennen se trouve saint Vincent : BICE[NTI]VS. 11 porte une tunique bleue, et par-dessus un vêtement jaune, sans ceinture. Il est comme saint Miles, dans l'attitude de la prière. Sa tête, ainsi que celle de tous
les autres personnages, est couronnée d’un nimbe d'or. Bot-
tari! ne si
ait pas éloigné de voir ici l’illustre diacre saint
Vincent martyrisé en Espagne sous Dioclétien,
Prancue Lvir. CROIX AU FOND DU BAPTISTÈRE. — Des pierres précieuses alternativement ovales et carrées, sont figu rées dans toute la longueur et sur les bras de la croix, qui supportent chacun un chandelier lumineux. Du pied sortent, à droite et à gauche, des rosiers avec leurs feuilles et leurs fleurs, que la croix semble produire comme des rejetons Ils s'élèvent jusqu’à la rencontre de deux petites chaînes qui paraissent descendre des chandeliers, et qui se terminent par l’Alpha et par l'Oméga, symboles de la Divinité. On ne pouvait environner le signe du salut d’emblèmes plus gra-
cieux et surtout plus significatif
IL est à remarquer que dans les premiers siècles on ne
mettait pas sous les yeux des fidèles l'image de Jésus-Christ sur la croix. On se contentait, par égard pour les âmes
faibles, de peindre la croix d’abord nue,
s le plus souvent dissimulée dans le monogramme, puis ornée de pierres
précieuses #, de fleurs, de couronnes. Elle fut ensuite accom-
pagnée d’un agneau couché s pieds?. Ce fut au vr sièc
que l’on commença à y figurer le chef du Sauveur, comme
on le voit da
la croix Vaticane‘, et même le corps entier
Grégoire de Tours
avec les mains et les pieds percés de clous
parle d’un crucifix que lon honorait de son temps à Nar-
bonne, dans l’église de Saint-Geniès : le langage de cet his-
torien autorise à croire que cette peinture subsistait dej
assez longtemps