Roma sotterr., p. 179. Roma
vait été donné, dans les temps primitifs, le nom
int Grégoire', et d
Catacombe, comme on le voit dans
le calendrier publié par le P. Boucher? et af
l'époque du pape Libère. Ce qui est plus important IN CATAC
et qui paraît unique, c'est que les mots I
lisent dans une inscription transportée de Romc
conservée à la bibliothèque Ambroisienne, et que nous don
nons dans ce volume, planche xxxut, n° 7 Cette Catacombe est appelée plus particulièrement la Pla-
à dériver du grec méme, large, et qui
tonia, nom que l'on
Lui aurait été donné à cause de larges plaques de marbre dont
le pape saint Damase la fit revêtir en 3807. Ces travaux
in, à la suite d’un
eurent lieu de concert avec le clergé rom
vœu prononcé pour l'extinction du schisme d’Ursicinu
s tué le souvenir par l'inscription
suivante
D’autres papes firent exécuter à la Plalonia divers travaux
en l'honneur de saint Pierre et de saint Paul et des sa
martyrs qui y avaient été ensevelis. Les auteurs romains citent
particulièrement Sixte IL °,
Ce qui attache le plus d'intérêt à la Platonia, et justifie k
mieux la dévotion dont elle est l’objet depuis tant de siècles ce sont les traditions qui en font le plus ancien des cimetières chrétiens de Rome, et la sépulture momentanée di
apôtres saint Pierre et saint Paul. Suivant l’une de ces tr
ditions, des chrétiens d'Orient voulurent enlever,
régardaient comme leur ils les déposèrent à
Platonia, à deux milles de la ville, avec l'intention d
retirer au premier moment favorable
transport définitif, Mais quand ce moment
ils en furent empêchés, suivant les uns par les chrétiens «
Rome, suivant les autres une manifestation miraculeuse
du ciel; et peu de temps après les corps furent réintégrés dans
leurs tombeaux respectifs, celui de saint Pierre aux grottes
vaticanes, celui aint Paul sur la voie d'Ostic
Cette tradition a pour elle l'autorité de Saint Grégoire, qui
la regarde comr tante dar Lire à l'impératrice Ce
stantina *, Elle avait aussi, bien antérieurement, l'autorité du
pape saint Damase, qui la rapporte dans une inscription en
DE ROME
vers, qu'il fit graver sur une pierre de cette Catacombe, pour
tuer Je souvenir. Voici celle inscription
10) E FATEMVR
ISTVM PER ASTRA SECVTI
aucun doute
La double allusion est frappante, et né
e des orientaux, et sur le droit qu'avait Rome
sur la tentatis de garder ceux qui étaient devenus ses conciloyens Deux tableaux très-anciens, placés dans la basilique vaticane,
uits dans son ouvrage
et que Bosio a repré ; représentent le
double événement de cette première tradition. anslation postérieure
et plus durable, mais qui ne peut concerner que le corps de
L'autre tradition se rapporte à unc
saint Pierre, celui de saint Paul ayant été à l'abri des profa vations dont la crainte avait motivé cette translation, comm
l'observe judicieusement le R. P. Marchi”. Vers l'année 218,
l'empereur El yant voulu, ainsi que le rapporte son
biograf grandir le cirque du Vatican pour les course
s quadriges d’éléphants, le pape saint
de cette entreprise, se hâta, par une pieus précaution, de faire transporter le corps de saint Pierre dans déposé pour la seconde
les Catacombes, où il aurait été air
fois, si l’on accepte les deux traditions. Ce dernier fait n’est
r n autet ncien; mais le calendrier du P.
B lui donner de l'autorité, lorst inonc : saints apôtres : Tertio kalendas julit, Petri in calac Ostiense Tusco el Basso coss. Chose remar-
quable! Le calendrier mentionne le consulat de Tuseus et de
Il résulterait de là que le retour
Bassus, qui eut lieu en 258
de saint Pierre au Vatican aurait eu lieu cette année, ce qui
donnerait environ quarante ans au séjour de son corps dans
les Catacombes l'ont entendu le P.
mment, le R. P. Marchi
Ruinart, et,
plus réce F
On dit que le siége sur lequel le pape saint Etienne I" a ét
é au cimetière de Saint-Calixte, fut déposé dans
ce qui expliquerait pourquoi on a placé dans unc
loge de cette Catacombe l'inscription qui ray
e des Chevali
On voit aujourd'hui même siége dan de Saint-Étienne, à Pise.
de la Platonia, sous l'autel même, est
A peu près au milic
un puits divisé en deux compartiments, où furent déposés
les cc
5 des saints apôtres par les orientaux. Nous avons eu l’insigne honneur de descendre nous-même dans ce puits vénéré, en compagnie de monseigneur Luequet, évêque
Mérode. IL était
Nous y trouvämes
d'Héscbon, et de monseigneur le camérier dé rempli de terre à la hauteur d’un mètre
quelques débris de vases. Cette terre et ces débris furent déposés
par nous en un lieu saint. Nous ne devons pas oublier de dire
ici avec quel respectueux empressement les deux honorables l L F
prélats nous aidèrent dans cette pieuse opération, Des traces
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