‹ Catacombes de RomeChapitre 186 sur 279 · DOMITIA · texte numérisé non relu

DOMITIA

ut se lire air

inscription opus doliare ex praediis Augusti nostri; figulinas Domitianas minores

DOMIT

il doit se

Le n°3 porte dans le premier €

P. f. IVOLL

lire ainsi : opus doliare Doryphori, (servi) Domitiae, Publii ie (P

filiae, Lucillae, Pacino el Aproniano consulibus r cercle, EX.

Le n° 11 fait voir dans le prem

HYNHIDI FORTY et dans le troisième

COS. 11 doit se lire ainsi : ex figlina Quinti As[init Marcelli, opus doliare] Caii Nunnidiï Fortu[nati], Paetino el Aproniano consulibus

rrius Paetinus et Caïus Ventidius Apronianus furent

Quint

Un savant de notre connais-

consuls sous Hadrien, en

pas seul de cette opinion, pens

ie les briques sigillées portant une date consulaire, qui

ferment un grand nombre de boeuli, ont été employé

la date de la mort des personr

yrs ensevelis dans ces loculi. Il y a lieu de regretter que les antiquaires romains n'aient pas assez remar-

les cimetières chrétiens, d'où

qué les tombes et les quartiers «

ont été tirées les briques de ce genre qu'ils ont publiées :

ces observations auraient pu servir à éclaircir plusieurs points

de la chronologie des martyrs

13 a dans le premier cercle le nom €

1d, le monogramme du Christ N° 2. Ampoule de verre avec le sang d’un martyr. Nous la

Boldetti # qui l’a trouvée dans le cimetière

age de là croix, une lampe, un

RYPHOR sont liés.

de Saint-Calixte. De chaque côté est figurée une colombe dans une cage tout entourée de palmes

N° 4. Statuette en ivoire. On l’a découverte en 1849 au cimetière de Sainte-Cyriaque, enchässée dans le ciment près d'un tombeau. Elle fait partie de notre collection

No

Greppo. Sur la première face on lit :

. Épingle en argent à six faces, du cabinet de M. l'abbé

MY( ; sur la troisième

VIVAS IN DEO; sur la cinquième : SEM N° 6°. Vase en terre cuite du cabinet de M. Lenoir, On l'a trouvé en 1830 dans le cimetière de Sainte-Cyriaque. Sur

chaque côté est représenté un chrétien en prière. Nous pensons

qui n’a pas de pied, se portait au

que ce gracieux petit vase, [

cou à l'aide d’un cordon passé dans les anses.

Médaillon en métal trouvé dans le cimetière de Saint-

Pontien. Il a été publié par Ciampini et par Buonarruoti 1.

celle du Bon Paste

Au centre se montre la figure principale

une brebis f

sur ses deux autres sont à ses pieds,

Autour de cette figure sont groupés divers sujet l'Ancien

lestament, en quatre compartiments distincts. D: Noë dans l'arche,

dans le second, le sacrifice d'Abraham, Daniel

le premier se voient Adam et Eve, Jonas sous

la cucurbite;

| au milieu des lions?; dans le troisième, Moïse frappant le | rocher, Samson emportant les portes de Gaza, figure du Sau- |

lorieux

veur qui a ouvert les portes de l'enfer et est ressuscité

et immortel#; dans le quatrième, Jonas englouti, et Jonas

rejeté par le monstre marin

N° 8. Peigne en ivoire

qui a été trouvé fixé à un tombeau

1, qu’on y lit, indiquent sans doute qu'il

Eusebius Annius

appartenu

Le peigne était l’un des objets que l’on plaçait dans 1

beaux soit des hommes, soit des femmes. C’est d’ailleurs un

fait avéré par de nombreux témoigages d'écrivains ecclésias

tiques, que les peignes d'ivoire faisaient partie du mobilier

| de la primitive Église, d’après l'usage où étaient les prêtres | de peigner leurs cheveux, avant d'approcher de l'autel | N° 9°. Ampoule en verre trouvée dans un cimetière. Elle appartient au musée de Besançon N° 10. Épingle en ivoire. C’est une de ces épingles qui ser- | vaient à la coiffure des femmes. Elle se termine par une têt | de femme coiffée à la mode aine du temps d'Hadrien Nous avons reproduit cette épingle et le peigne d’après les dessins de Boldetti | + De b s. Ro Vetri 1,001 x1 les bra ans l'attitude de la prière. Le prophète Habacuc 1 | ap de la nourritu 3. S, Aug, Serm. GOCLXIV; 4. V, pars Il, col. 4612, Ed. Migne.— Greg, M | Homil. XXI; LH, col. 1473, Ed. Migne. L ujet ; peinture (Bosio, A p.567, Il ‘ ge l'A dk mot ? si

DE ROME

Sébastien, Elle est au musée de Besançon

Coupe en terre cuite trouvée au cimetière de Saint-

FRAGMEN DE VASES EN VERRE

PrancuE xx1. — Tous ces fragments sont des fonds de coupe dont les bords ont été brisés

N°16, Ce fragment, qui a été trouvé dans un cimetière, sous la figure d’une orante,

représente la Sainte Vierge nimbée,

entre deux arbres revêtus de leur feuil

et qui, selon l'in-

terprétation de Buonarruoti ?, signifient les délices du pa

dis. Le nimbe joint au nom de MARIA ne laisse aucun doute

sur l'intention de l'artiste, Au-dessus des épaules de la Sainte Vierge se voient deux colombes

Le n° 7 offre une analogie frappante avec le n° 1, quoique

le nom y soit défiguré N°2". Ce fragment représente le buste de

it Paul, PAV{VS.

RYS

N° 3°. Bustes de saint Pierre et de saint Paul

VS, sur un fond d’azur#. Une

le couronne de laurier,

ornée de bandelettes, surmonte leurs têtes. Dans ces profils,

on reconnaît les traits principaux du type traditionnel® des

deux apôtres : la touffe de veux sur le haut du front de

saint Pierre, ainsi que le front chauve, le nez droit et allongé

saint Paul. Les deux apôtres sont représentés sans le glaive

et sans les clés, attributs qui n’ont été adoptés pour les désigner qu'à une époque bien postérieure aux persécutions 19, Il faut remarquer que dans ce dessin, comme dans presque

saint Pierre occupe la droite, Cette circon-

stance est importante à observe

parce qu’elle dénote de la

manière la plus certaine l'antiquité du monument #?. Ce fut,

en effet, seulement beaucoup plus tard, que les mosaïques

uelquelois et toujours le

sceaux pontificaux #, s’écartèrent de cet usage, pour de

raisons qui ont longtemps exercé la

es interprètes de l'iconographie chrétienne ! PIE ZEZE[S

#, représente le buste d’un

juste d'homme avec les mots : S-PEUOR Le n°5, qui a été publié par Bottar

grave personnage,

êtu du costume des empereurs, tel qu’on

liefs de la colonne

voit sur les bas

Trajane et sur ceux de la colonne

d’un rang très-élevé, Sa tunique est blanche; sa chlamyde 16

Antonine. Ce personnage ne peut donc être que

). Voyez p. 33 l'explication de la pl. Il, où saint Pierre et Paul [ Û tiché, p. 99. — Raoul-Rochette, Tableau des Cata Home, p. 208 11: Voyez vol. IV, pl. XXVT, n® 42 et 43; pl. XXVIIL, n° 65; pl, XXXIL, n° 101: pl: XXXUL, n° 114 et 115; vol. V, pl. XI, n° 1 2. Mamachi. Orig hrist., LV, f 1 bid., LV, p. 50:

14. Mol D. s piet 309, sqg. Lovanii, 4774 15, Soult. ep on j 16. On peut la chlamyde 1 d'Albertus Rubenius, De re ves

L des

est d’or, bordée d’une frange, et agrafée sur l'épaule droite

D'une main il tient le style; de l’autre,

un volumen, sur lequel

il trace des caractères. Sur les deux montants du siége où il est assis sont deux figures de femme à tête nimbée. Devant l’une d’elles est une figurine à genoux.

Il est à regretter qu’il n’y ait rien d’intelligible ni dans les caractères du volumen, ni dans l'inscription qui entoure le des-

sin, sinon les $, qui sont précédés des lettres 10CE

Ce dessin es rieur aux autres, et sa belle exécution

non moins que le costume des personnages qui y sont repré-

sentés, semble lui assigner une haute antiquité. La bordure est

fort remarquable : elle forme deux cercles, l’un à losanges de

couleur rouge, l’autre à feuillage d’or sur fond d’azur

Buste de Notre-Seigneur à tête nimbée : le nom est écrit autour Le nimbe est un ornement presque toujours circulaire qui

entoure la tête. Les artistes

e de Dieu, des

chrétiens l'ont adopté, pour peindre

la g anges et des saints. Il rappelle les rayons

lumineux dont la face de Moïse était environnée, lorsqu'il des-

cendit du mont Sinaï *. Le nimbe crucifère fut réservé au Dieu

Sauveur comme signe de distinction

Sur les verres qu’on a trouvés dans les Catacombes et qui datent, comme on sait, de l'ère des persécutions, Notre-Seigneur ét la Sainte Vierge sont représer tantôt avec le nimbe #, tantôt sans le nimbe5, L'usage d’orner du nimbe les

images des anges, des apôtres, et des autres saints ne devint pas

Nous

mais on en trouve des

renvoyons pour de

général avant le vi exemples

antérieurs à celte époque

détails à l'ouvrage de Buonarruoti

N° 8. Un serpent entrelacé au tronc d'un arbre; quatre

pommes dans le champ. C'est l'image du tentateur

N° 9. Fragment avec l’acclamation VITA TIBIS, C’est un des

souhaits qu’on inscrivait sur les coupes en verre

FRAGMENTS DE VASES EN VERRE

Prancne xxn, — Le n° 10 représente sept bustes dans autant

de médaillons disposés cireulairement, et une figure en pied

Le buste gravé dans le médaillon du milieu paraît être celui

autres sont ce jeunes hommes

d’une femme; les six ux de

et la B

des sept frères Machabées

figure en pied, celle d’un enfant

voit la représentation

quiapi

et de leur mère, ou celle de sainte

Félicité et de ses

1. Ce ver publié p hi, subterr., LU, p« 689. On peut voir une collection de verres fort remarquables, mais mal reproduits, l'image d Jésus-Christ plusieurs fois r à CRISTYS (Museum Sancl dianum , &. UT, tab. XLI, n° 4, et XUIL, no 7 et 9. Rome, 1808 2. Exod., c. XXXIV 3, Durand., fat, divin. offe., 1.1, e, I, n° 20. Lugduni, 1072 4. Vol. IV, pl. XXI, n°* 6 et 7; pl. XXV, n° 46; pl. XXXIN, n° 402,

Vol. I, pl, XIV, n° 3, titre; vol. IV, pl. XXIX, n° 70

DE ROME. 121

N° 11° Ne 1910

et du manteau

nt à genoux,

Une femme voilée, f Deux personnages en pied, vêtus de la tunique AVRENTIVS ;

nom est peut-être

nom de À

é par le

l'autre par celui de R ; ce dernier

celui de saint Cyprien, altéré par l'ignorance de l'artiste. Cha-

cun de ces personnages tient de la main gauche un volumen,

sur lequel il pose la main droite. Un autre volumen est à leurs pieds. Une couronne est placée entre les deux têtes, au-dessus

du monogramme du Christ

verre on lit cette ER SEMPER REFRI-

ore un des souhaits qu’on inscri-

les deux filets HIKARIS

Entre ravés à

DE, C'est

vait sur les coupes des agapes

ste de femme avec cette inscription en partie

chlamyde

ge en pied, vêtu d’une tunique et d’une

celui qui au n°5

à franges de la planche XXI. 11 por

il tient de

comme st représenté

un large pantalon. Son attitude

la main gauche un volumen, et

est remarquable

; une longue canne à pommeau, qui semble

signe du commandement. Une équerre pend à sa ceinture

Des deux côtés sont dessinées six figures représentant des

rofess

ouvriers dans l'exercice de leur on, qui paraît être la

même pour tous. Il n’est pas sans intérêt de remarquer les

outils qu'ils ont à la main et qui étaient en usage à cette

époque. Ces ouvriers sont jeunes, excepté le dernier qui est

au bas, à droite, et qui semble occupé de la construction

se tient debout, le

d’une carène, Pré l'un de ces ouvriers,

Autour du E-ZESES, Il

génie des arts, symbolisé par la figure de Minerve

.ISPES

verre, on lit l'inscription est à regretter que la vétusté l'ait rendue incomplète : peut-

être auraît-on pu mieux saisir la pensée qu'elle exprime.

Le nom DEDAU est probablement celui du personnage auquel ce vase a été offert; le petit tableau que nous venons de décrire, rappelle le Dédale de la mythologie, serait alors une

Malgré cette allusion, et

et qui

seconde expression figarée de ce nom

sence d’une figure de Minerve, ce verre est chrétien,

comme le commune aux

l'acclamation si agapes :

prouve SES autres en dimension et ne le cède,

verre n° 5 de la planche XXI

Notre-

et tv me couronnés par

Seigneur, avec ces mots : PI

Un chasseur, un cheval, un cerf poursuivi par deux

narruoti #1,

chiens. Ce verre a été publié par I N° 17 L N° 18

tière de Saint-Pontien,

saint Pierre, P

Ce verre, qui a été découvert en 1688 dans le cime-

représente un âne, expression figurée,

suivant toute apparence, du nom d’un personnage : ASINVS 1

Nous venons de signaler, dans la description du verre n° 14*,

une allusion du même genre; on pourrait en citer de nombreux exemples : c'est ainsi qu'une ancre et-des poissons

rappellent le nom d’une femme nommée Maritima?; que

pitaphe d’une autre

l'image d’une petite truie accompagne | femme appelée Porcella*; que la figure d’un onagre se trouve sur l'inscription d’un certain Onager “; qu'un lion est grave au-dessous de l'inscription d’un chrétien portant le nom di

Pontius Leo®; qu'une petite chèvre est figurée à côté de l'épitaphé

d'une jeune fille nommée Capriola®; qu'enlin, l'inscription suivante, trouvée dans les Catacombes de Naples, avait pour

allusion au mot FLORE,

ornement une fleur, sans doute }

qui la termine

FRAGMENTS DE VASES EN VERRE

PLaxcue xxu1, — N° 19, Sainte Agnès [AJGNE, dans l’atti-

d’une orante. Elle porte une longue tunique et un man

ête est ornée d'une mitrelle

teau agrafé sur la poitrine; s On voit dans le champ, sur des piédestaux, deux colombes

tenant chacune au bec une couroune, dont les linéament

sont presque effacés. Ces couronnes rappellent la double gloire

du martyre et de la virginit

Duplex corona est præstila martyri Intactum ab omni crimine virginal

Mortis deinde gloria libera

Du temps de Buonarruoti

Le n° 20 représente deux persor cette acclumation

à l'entour : MAXIMA-VIVAS-CYM DEX....; les lettres TRO qui com-

ent encore du temps de Buc

létaient le de er mot, se vo plétaient le dernier mot, se v [

narruoti #, Ces personnages, suiv I

C'était la coutume chez les anciens de figurer sur les coupes du

festin les images du père et de la mère de famille. I

miers chrétiens durent conserver dans leurs agapes cet domestique si respectable

a coiffure ondulée de C !

La coiffure ondulée de l'épouse et le segmentun qui orne son

êtement méritent d’être remarqués

N° 21*. Fragment de verre trouvé le 26 février 1849, dans

tichi, p. 74, av. IX, n° 4.— Boldetli, Osservas, sopra t., p. 20!

ROME

le cimetière de Saint-Sixte, avec le vase de sang, auprès de la

tombe d'un martyr, et déposé maintenant à la custode des

reliques du palais Quirinal. Ce verre à demi brisé représente

s, le bras levé et dans l'attitude d’un orateur.

un personnage

La lettre À qui doit être un P dans la position inverse du verre, etes cinq empreintes d’un cachet en forme de plante de pied, qui se trouvent dans le ciment où était enchässé le vase de sang,

desquelles est le nom PAVA, ont fait penser que

et sur chacu

Paul était le nom du martyr.

N° 22°. Ce fragment offre la figure d’un seul des deux apôtres Pierre et Paul; mais il devait les représenter tous les deux,

comme l’indiquent les noms PETRVS, PAYUYS inscrits dans un

cartel au-dessus d’une colonne

La figure reproduite dans ce dessin est probablement celle de

sint Paul, parce qu’elle est à gauche et qu’elle a les traits carac-

FRAGMENTS DE VASES EN VERRE

Pravee xxrv, — Les n° 23* et 29* représentent l'arche d’alliance. Les portes du tabernacle sont ouvertes; elles laissent voir

dans le premier verre neuf volumina, et dans le second, six,

De chaque côté de l'arche n se trouve une colombe posée sur un globe. Au-dessous de l'arche s'élève tout allumé le candélabre

la figure de Jésus-Christ. A droite et à gauche de ce luminaire

it branches, qui était, suivant les Pères de l’Égliseté,

ent deux lions, images de ceux qui ornaient le trône d

Salomon. Autour du candélabre, on distingue plusieurs objets, tels que la corne destinée à contenir l'huile sacrée, le vase où se conservait la manne, la palme attribut de la Judée. Quant à la tige qui sort d’une racine, elle paraît représenter la verge d’Aaron

Dans le n° 29, 1 1

est entre deux rideaux. Lés lions sont

placés à droite et à gauche à volumen entre leurs pattes.

Au-dessous de l’arche s'élèvent deux candélabres à sept branches

allumées, et près d'eux , les mêmes objets dont nous avons parlé

ci-dessus. Seulement il y a deux vases pour la manne.

Dans la partie supérieure du dessin on lit : PIE ZESIS EL Ces vases peuvent avoir appartenu à des juifs devenus chrétiens

Une corbeille dans un octogone, publiée par Buo-

1, laquelle

doit se lire ainsi : Cœna Venantit et Claudiani. Qui se coronave-

Ce vase de verre a été trouvé teint de

sang, au cimetière de | Saint-Calixte, comme le rapporte Boldettis, qui l’a publié avant nous.

Nous avons déjà fait observer que les chrétiens se servaient souvent, sans doute à défaut d’autres, d'objets qui avaient été à l’usage des païens? avoir été le

l'el paraît

verre dont a fait

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