‹ Catacombes de RomeChapitre 28 sur 279 · DE SAINT-CALIXTE A SÉE CHRÉTIEN DU VATICAN · texte numérisé non relu

DE SAINT-CALIXTE A SÉE CHRÉTIEN DU VATICAN

De quel prix n'auraient pas été pour nous les moindres délils sur la forme corporelle dont il a plu à l'Homme-

Dieu de revêtir son humanité! Et cependant les Évangé-

e Jésus-Christ,

ne nous disent pas un mot de sa personne ni de sa physio-

nomie, Il semble qu'ils aient dédaigné de satisfaire sur ce

point un désir qui nous paraît légitime, mais qu

st après tout, aux yeux de la foi, qu'une curiosité inutile. Toutefois,

pôtres eux-mêmes,

ont dû suppléer au silence des historiens sacrés. Il est même mpossible, ce semble, de ne pas admettre que ceux des remiers chrétiens qui n'avaient pas eu le bonhe v

le divin maître, ne se soient adressés à eux, qu'ils n'en aient

la tradition n'ait pu conserver la figure du Christ, sir

t parfaite, du moins les principaux traits qui la d rent

Telle est l’origine la plus vr

traditic

emblable du type primitif et

sel des tra du Sauveur, si, comme

jusqu'aux temps antique Le plus ancien des monuments iconographiques qui servent de base à cette opinion, est cette peinture du cimetière de

Saint-Calixte, dont nous avons déjà parlé, dans la description

de la planche xvm; on s'accorde en effet à reconnaitre que les fresques de ce cimetière sont les plus voisines du premier ige du christianiste. Malheureusement, celte peinture, qui a € € le recueil de Bottari”, et dont M. Raoul- Rochette nous a donné une exacte description

est presque entièrement effacée aujourd’hui, et il nous a été impossible

duction de Bottari, qui paraît être la copie de celle de Bosiot

[ le ar d V IVe vol., pl. XXIV ple XXIX, 68: pl. XXXI, 92 7. M. Raoul-Rochette, D F es >. 25, 97. —M. B nety, 4 L XVII, p. 381. — M. J. Br Dissert. de C s pitt L, tav. 1x 9. Ouvrege cie} ÿ 10. 2 te

on ne saurait douter qu’elle n’en ait pas conservé au moins

les principaux traits, qui forment le type dont il s

Ce monument iconographique, qui servirait ainsi à faire remonter jusqu'aux temps antiques le type traditidnel de la figure du Christ, ne ferait-il pas penser que c’est des Cata

combes que ce type s'est répandu dans le monde chrétien?

IL nous a semblé que cette dernière opinion, qu'il ne nous est guère possible de ne point partager, s’appuierait de l'autorité d’un savant archéologue, l'abbé Joseph Brunati', qui pense

même que la peinture du cimetière de Saint-Calixte a pu

Léonard de Vinci, de Raphaël et d’Anni-

inspirer le génie de bal Carrache. Espérons qu’un jour de nouveaux monuments

viendront confirmer une opinion, qui donne une aux Catacombes. Si, comme on le pense à Rome, près des trois quarts de la Rome souterraine sont encore à découvrir, la nouvelle impulsion donnée par l'illustre Pie IX aux fouilles qui s’y font chaque année, nous promet d'immenses résultats

brét hrétien

pour l'ar Un mot sur la beauté du type traditionnel de la figure du Christ. Il faut avouer que ce type a dû subir de profondes

altérations dès le second siècle, où s’éleva une controverse

tenait qu’il était en effet d’une beauté accoi

p et de beauté. Cette

qu’il était entièrement dénué de noble

dernière opinion prêta de nouvelles armes aux païens, et l'on

sait le parti que Celse en tira, dans son ouvrage contre le

Origène

christianisme, si victorieusement réfuté }

Quoi qu'il en soit de ces deux opinions, sur lesquelles l'Église

ne s’est jamais prononcée, il paraît que les premiers artistes

chrétiens de Rome,

nt toujours partagé la première, c’est ce

dont on peut juger par les im

s du Christ que nous avons

reproduites dans nos dessins”. La tête que nous publions

de Notre-

n'a pas, il est vrai, la beauté des autres

Seigneur; mais, malgré son caractère juda

elle a conservé le type traditionnel. C’est au mauvais effet de

l'imitation de la mosaïque, et surtout au pinceau inhabile qu

l'a tracée, mais non à ur

attribuer le peu de beauté de cette figu

intention systématique, qu'il faut

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