‹ Catacombes de RomeChapitre 46 sur 279 · PEINTURE DÉCOUVERTE AU FOND D'UNE CRYPTE EN · texte numérisé non relu

PEINTURE DÉCOUVERTE AU FOND D'UNE CRYPTE EN

Pranene 1. — Cest là peut-être la plus belle peinture des

Catacombes. C'est une de ces fresques qu'on dirait dessinée par

un élève de Phidias lui-même, mais par un élève chrétien.

Tout est sublime dans l'attitude, dans le geste, dans les traits

groupe de pe

de Jésus-Christ; tout est admirable dans €

sonnages qui se tiennent debout à ses côtés : l’ensemble comme

les détails, les costumes comme les formes; le caractère des poses et des figures, comme l'expression des attitudes et des physionomies. Partout se fait sentir une touche aussi ferme,

aussi large, aussi hardie que simple, naturelle et vraie.

Quel dommage que le temps ait effacé les couleurs de cette peinture; quel regret pour nous de n'avoir pu reproduire quelque chose du coloris qui devait donner tant d'éclat et de vie à ce magnifique dessin! Et ce dessin lui-même que notre crayon a essayé de sauver des dernières injures du temps, nous sommes venu trop tard pour le reproduire, puisque

quelques lignes effacées nous ont empêché de bien discerner

les traits d’un personnage important, et de saisir tout d’abord

le sujet de cette admirable fresque. Un examen plus attentif

aître, et, la figure tr

nous l'a fait ensuite recon

jeune de saint Joseph, nous sommes portés à croire que «

doit être la représentation de Jésus retrouvé dans le temple.

Ce sujet, il faut le dire, était digne de l'artiste chrétien qui

l'avait si bien compris, si bien senti, et qui n'avait pu k

comprendre et le sentir ainsi qu’en l'étudiant dans l'Évangile

à l’âge de douze ans, assis dans

Oui, c'est bien là Jé

le temple au milieu des docteurs, les écoutant et les inter-

rogeant. Quelle sérénité d'intelligence sur ce front si pur;

quelle placidité d'âme dans ce visage si candide et si beau!

quelle décence dans l'assurance de son maintien, et quelle

modestie dans la pose de ses p Sans doute, dans ce

arle, il ex

produisaient parmi ses auditeu

moment, il p plique, il fait une de ces réponses qui

létonnement et l'admira

tion, Comme cette majesté divine, répandue sur toute sa

personne, justifie bien l’auréole qui rayonne autour de sa tête! Comme elle se reflète admirablement dans la beauté si pure et

Quelle

dans la grâce si modeste de sa première adolescence!

expression dans cette main gauche qui montre le pa

la loi, et dans cette main droite qui l'explique avec la parole!

El puis, comme les personnages écoutent! Les deux qui sont

roite ne sont-ils pas le type inimitable des vieux doc-

teurs de la loi, et n’expriment-ils pas ch

n à sa manière cette stupeur d’admiration dont parle l'Évangile, stupebant autem omnes ?,

Dans les deux autres personnages, quel ravissant contraste!

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