E SAINT-SIXTE
DES PLANCHES
son époux Valérien, Tous deux sont couronnés de le et
richement vêtus. Valérien porte une tunique verte, bordée
d’or et recouverte d’un manteau blanc. Il tient sur sa poi-
trine une co 1e € ée de perles et à 1 nne ornée de perles et de pierres précieuses.
Les vêtements et
ouronne de sainte Cécile sont plus
et son manteau sont en or. Sur sa
couronne reries de diverses couleurs; elle y
pose la main gauche et la tient de la droite sous un voile
blanc, symbole de sa virginité. Ses cheveux sont ornés d’une
bandelette et son cou est entouré d’un collier à quatre rangs de perles. Cest probablement cette espèce de colliers que Buonarruoti désigne sous le nom de segmenta'. Sur chacune des tuniques, of remarque des calliculæ*. Aux pieds des deux époux s'épanouissent des lis et des roses, et de chaque côté s'élève un palmier chargé de fruits, symbole de leur victoire et des mérites de leur martyre. Sur une branche de l’un de ces arbres, on voit un phénix nimbé, qui rappelle sans doute l'oiseau symbolique que sainte Cécile fit graver sur la tombe de Maxime, vive image de la résurrection que lui avaient annoncée Tiburce et Valérien, quand ils en firent un chrétien et bientôt aussi un martyr. Il est à remarquer que ce phénix nimbé, d’une forme svelte, est semblable au phénix païen, et tel qu’on le voit dans une peinture plus ancienne de la chapelle de Sainte Félicité, aux thermes de Titus. Il n’en est pas de même de ceux qui sont gravés sur les tom beaux, assez grossièrement d’ailleurs, notamment sur la belle pierre de FALEMERE au musée Kircher, pierre dont nous reproduisons l'inscription, vol. v, pl. xuu, n° 1. Ciampini a
publié cette mosaïque