GALERIES
Ces peintures ont été retrouvées en 1849; elles ent déjà
publiées par qui en avait donné l’ensemble complet.
l'intrados, existent deux autres f
A gauche et à droite sur
tures, trop effacées aujourd’hui pour qu’on puisse les copier;
a cb un «
c’est d’un côté une orante, de l’autre r Lrainé par deux
char rustique se nommait birola; il portait un tonneau,
dolium. Les premiers chrétiens se servaient du dolium pour
transporter secrètement dans les Catacombes les corps des mar-
tyrs; c'est ce qu'on voit dans les ite Félicule et dans
aints Nérée et Achillée
P F NOTRE-SEIGNEUR ET DEUX APOTRES. — Notre-Seigneur est assis entre deux apôtres qui se tiennent debout; il a les traits d’un jeune homme; un large nimbe cou-
ronne sa tête; un livre ouvert est à sa main gauche. Le geste de
est celui d’un maître qui enseigne. A ses côtés
dans deux ciste
ontre lesquelles sont appuyés leurs couvercles, on voit déposés des rouleaux, volumina. À sa droite, est probable-
gauche, saint Paul,
ment saint Pierre, le prince des apôtres; à qui porte un livre de forme quadrangulaire. Notre-Seigneur et les apôtres sont vêtus de la tunique et du manteau. Le champ est orné de rameaux fleuris.
Cette fresque est fort grossière; cependant, comme nous l'avons déjà fait remarquer dans plusieurs peintures du même genre, les costumes sont bien drapés. Dans ce tableau, ainsi que dans la planche xxix de notre premier volume, la statur
de Notre-Seigneur est bien supérieu
> à celle des apôtres
IL est peut-être à propos d'expliquer ici, à l’occasion de la
planche que nous venons de décrire, les diverses dénominations de Gbri, volumina, codices, qui se rencontrent fréquemment soit chez les écrivains profanes, soit chez les auteurs ecclésiastiques.
Quoique ces mots, dit M, Greppo dans sa notice sur saint Hip
polyte*, aient été confondus assez indifféremment les uns avec
les autres, cependant dans l'origine, et pris à la rigueur, ils diffé-
raient plus où moins dans ler respectives. Ainsi le
acception
nom de liber, emprunté à l'écorce des arbres, substance qui fournit les premières feuilles à écrire, est celui qui avait la
signification la plus étendue : il correspondait aux termes £
y des Grecs, tirés du nom d’une plat
l'écorce servait pour recevoir l'écriture, et, <
ime eux, il s'ap-
pliquait généralement à toute espèce de livre
oit celles que les
le mot français que nous en avons dérivé, Mais souvent
désignait les grandes divisions d’un ouvrage
Grecs nommaient aussi B2v, et que nous appelons livres, soit
celles que nous désignons par les noms de tomes d’après les Grecs, ou de volumes d’après les Latins. Ce dernier terme a été fort détourné parmi nous de son acception primitive; car, dans son sens rigoureux, il signifiait une espèce de livres que nous ne connaissons plus aujourd’hui, mais qui était généralement en
usage chez tous les anciens peuples, Hébreux, 1
ou Romains. Ceux-ci présentaient, lorsqu'ils n'étaient pas
ouverts,
ispect d’un cylindre formé par une suite, plus ou
moins lo », de feuilles attachées ou collées les unes à la suit
des autres, et roulées autour d’un axe, d’où leur venait le nom
de volumen, du verbe volvere. Le nom de codex paraît être venu
plus tard, comme l'objet qu’il désign
ial ait spécialement, c’est-à
» une réunion de feuilles séparées entre elles, mais réunies d'un côté, ainsi que nos livres modernes, et de manière à donner aux livres qu’elles composaient une forme quadrangulair
Sénèque (de Brevit. vitæ x) fait venir cette dénomination de
caudez : Plurium tabellarum contexlus, dit-il, caudex apud anti-
quos dicitur ; unde publicæ tabellæ codices dicuntur : et naves nu
quoque, que ex antica consuetudine per Tiberim commeatus subve caudicinæ vocantur. On croit que les anciens avaient encore unc
autre forme de livres, apparemment aussi quadrangulaires,
Schwarz, De ornamentis libr. apu