OBSERVATION II
(Archives de M. le professeur E. Rollet).
MA CGretAN
Entre le 20 avril 1902 à la clinique ophtalmologique de l'Hôtel-Dieu de Lyon, avec le diagnostic de cataracte de l'œil gauche, datant de cinq à six ans, cataracte régressive.
L'opération a lieu le 28 avril, opération tout à fait classique et ne donnant lieu à aucun incident.
On fait le premier pansement le 4% mai, trois jours seulement après l'intervention, la malade disant souffrir de son œil. En effet, on constate une infection de la chambre antérieure avec du pus. Mais l'infection va en se généralisant et on doit, le 6 mai, pratiquer d'urgence l’énucléation de l'œil.
Ultérieurement, la malade raconte spontanément qu'elle n’a pas lieu de s'étonner que son œil se soit infecté, toute sa vie, depuis son enfance, ayant constamment souffert de cet œil qui, dit-elle, pleurait et suppurait souvent.
OBSERVATION JII
(Archives de M. le professeur E. Rollet).
MP (Ti) 74ans.
Entre le 20 avril 1910 à la clinique ophtalmologique de l’'Hôtel-Dieu de Lyon, ayant comme diagnostic d'entrée : cataracte de l'œil droit et fistule lacrymale du même œil.
Le £4 mars, sur la sollicitation pressante du malade, on se décide à l’opérer de sa cataracte et on extrait, sans iridectomie, une cataracte dure.
; | PXE TRES
Le premier pansement ne donne lieu à aucun incident et l'opération semble avoir donné un beau résultat.
Mais, dès le lendemain, le malade se plaint de souffrir de son œil et, à l'examen, on constate que le lambeau cornéen est le siège de suppuration. On pratique de suite une injection sous-conjonctivale de sérum antidiphtérique qu'on répète tous les deux jours, pendant un laps de temps de dix jours.
Néanmoins, l'infection s’est peu à peu propagée à tous les milieux de l'œil, si bien que le 13 avril on doit pratiquer l'énucléation de cet œil en complet état de panophtalmie.