‹ Catéchism d'agriculture ou La science agricole mise à la portée des enfants [microforme]Chapitre 12 sur 56 · OS PET PU DE · texte numérisé non relu

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D. Quels soins faut-il prendre dans l'emploi de ces différentes sortes de marnes ?

R. Dans l'emploi de ces diverses sortes de marnes, il faut avoir soin de les approprier, suivant leur espèce, à la nature du terrain. Ainsi, dans les terres sablonneuses, c’est la marne araileuse qu'il faut employer. Avec elle, on augmente la consistance de ces terres eton empêche qu'elles se dessèchent trop promptement. Mais, dans les terres fortes et compactes, il faut employer la marne sablonneuse, c’est-à-dire, celle dans la composition de laquelle le sable domine. Son effet sur les terres est de les rendre plus légères et plus pénétrables à lair et à l’eau.

La marne calcaire, qui contient principalement de la chaux, est celle qu'il faut mélanger de préférence aux terrains argileux.

D. Comment peut-on déterminer la quantité de marne nécessaire pour amender un terrain ?

KR. La quantité de marne nécessaise pour amender un terrain est subordonnée à trois circonstances principales, savoir : 1° La nature du sol ; 2° Ja nature de la marne ; 3° le nombre d'années qu'on veut faire durer l'amendement. Plus la marne contient de chaux, moins il en faut ; plus le sol est sablonneux, plus il a besoin de marne argileuse. Dans ce dernier cas, on ne met pas moins de 42 voyages de marne par arpent ; sur les terres argileuses la quantité nécessaire de marne calcaire où sablonneuse varie de 10 à 50 v oyages par arpent, (C'est l’automne qui est la saison la plus favorable pour le marnage. Cette opération ne dispense pas d’en-

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graisser le terrain. Il est même nécessaire, pour que le marnage produise tous ses effets, de le compléter par un fort engrais.

D. Quels sont les terrains auxquels convient la chaux calcinée ?

R. La chaux calcinéte, c’est-à-dire, celle qui a été soumise à l’action du feu, ne convient comme amendement que sur les sols qui ne renferment pas de principe calcaire, Pour s'assurer qu'un terrain contient suffisamment de chaux, on en fait sécher une petite quantité, puis on jette dessus quelques gouttes d'acide nitrique (eau forte) où du vinaigre très fort: toutes les fois qu'il se produit un bouillonnement où une affervescence, on peut-être sur que ce terrain renferme plus où moins de chaux ; si l'acide reste sans eflet, on a la preuve que le terrain est privé de cet élément et par conséquent, qu'il à besoin d'être chaulé,

Sans recourir à cette expérience, on reconnait à un autre signe que la chaux peut être employée avec avantage sur un terrain, c'est, lorsqu'on y voit croitre, sans culture, et Sy développer avec abondancr, certaines plantes, telles que la fougères, l'oseille rouge, la bruyère, l'avome à chapelet et les arbres résineux.

D. Q'appelle-t-on chaulage ?

R. On appelle chaulage une opération qui consiste à mêler une certaine quantité de chaux à la terre. Le chaulage s'exécute ordinairement en automne. On dépose les pierres À chaux, calcinées, en petits tas sur le champ, on les recouvre complétement d’une couche de terre de deux ou trois pouces d'épaisseur, et on les laisse dans cet état une douzaine de jours. Pendant ce temps, la chaux se réduit en poussière et alors,

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on la répand à la pelle sur la surface du champ et on lenterre au moyen d'un labour peu profond. On peut aussi semer à la main la chaux réduite en poussière.

D. Quel est l’eflet de la chaux sur la terre ?

R. La chaux, ameublit la terre, l'échaufte et y détruit les mauvais herbes.

D. En quelle quantité doit-on l'employer ?

R. La quantité de chaux que lon doit employer se détermine d'après les mêmes circonstances que pour la marne ; mais il faut proportionnellement moins de chaux que de marne pour amender un terrain.

En général, cette quantité, est de 40 à 60 minots par arpent. Mais dans certaines terres extrèmement argileuse et presque privée de tout principe calcaire, il faut porter cette quantité jusqu'à 150 minots. Les terres légères et sèches, au contraire, en exigent beaucoup moins. ÿNur un terrain très- -sablonneux, le chaulage est presqu'inutile.

Les récoltes peuvent ressentir l'effet d'un bon chaulage pendant douze ou quinze ans.

D. Dans quel cas est-il surtout avantageux de

mélanger le sable avec l'argile ?

KR. Il est avantegeux de mélanger le sable avec

J'argile lorsqu'un terrain sablonneux présente un

sous-sol argileux et réciproquement lorsqu'un terrain aroileux repose sur un sous-sol sablonheux. Cette opération se pratique en ramenant à la longue, par des labours profonds, le sous-sol

à la surface.

D. Qu'appelle-t-on stimulants ?

R. On donne le nom de s/imulants à des sub-

‘stances qui, sans modifier précisement la nature ‘du sol, comme les amendements proprement dits,

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