‹ Catéchisme bouddhique ou introduction à la doctrine du Bouddha GotamaChapitre 31 sur 64 · Quels sont ces détails · texte numérisé non relu

Quels sont ces détails

Lorsque le Bouddha fut âgé de quatrevingts ans, il sentit ses forces s'en aller et il dit à Ananda ', qui était toujours près de lui : « Ananda, mes années sont nombreuses ; je suis un vieillard ; la mesure de mes jours est pleine et mon voyage terrestre approche de sa fin. » Ananda fut saisi d'une grande tristesse et supplia le Maître de rester encore sur la terre. Mais le Bouddha lui reprocha une telle faiblesse et lui dit : « Ne t'ai-je pas enseigné, Ananda, qu'il est dans la nature essentielle de toutes les choses que nous aimons, que nous devons nous en séparer et les abandonner^ Tout ce qui a été enfanté, tout ce qui est devenu et qui a commencé porte en soi-même la nécessité de périr. Comment donc serait-il possible qu'un être humain ne périsse pas,

i. Ananda était le compagnon personnel du Bouddha, depuis le moment où il était entré dans la Confrérie des Elus. C'était celui de ses disciples que le Maître aimait le plus, à cause de sa simplicité, de sa tendresse de cœur et de son dévouement.

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quand même ce serait un Bouddha suprême et parfait? Il ne peut pas y avoir d'état de durée éternelle. En vérité, je te le dis, dans trois mois le Tathagata ' entrera dans la paix éternelle. Aussi vous, Frères, à qui j'ai enseigné la vérité que j'avais reconnue, acquérez-la tout entière; vivez jour par jour et heure par heure, dans son esprit ; absorbez-vous en elle et répandez-la à ma place, afin que la pure Doctrine vive et se conserve longtemps.

Celui qui restera fidèlement sur le sentier de la sainteté, traversera sûrement l'Océan de la vie et arrivera à ce but sublime, où cesse toute souffrance. »

Bien que le Bouddha fût infirme et tourmenté de douleurs, il continua cependant à aller de lieux en lieux, rassemblant partout, autour de lui, les adhérents laïques, les exhortant à rester inébranlables sur le chemin du salut.

i. Le term s Tathagata » signifie un sage, qui est « venu comme ceux qui l'ont précédé » pour renouveler la vraie Doctrine. C'est ainsi que le Bouddha se nomme toujours, quand il parle de lui-même.

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A Boya-Nagara il s'arrrèta dans le temple d'Ananda. C'est là qu'il dit aux disciples : « Frères, lorsque je vous aurai quittés, quelques-uns se lèveront, des Anciens de la communauté, des Frères et des Ermites qui diront : J'ai entendu ceci ou cela de la bouche de l'Eclairé ; c'est de sa propre bouche que je l'ai recueilli. Voilà la Vérité, voilà la Loi. voilà la Doctrine du Maître. Il ne faudra ni croire sans examen, ni rejeter avec dédain de semblables affirmations. Vous devrez écouter chaque parole attentivement et sans prévention et la comparer avec soin avec les traits fondamentaux de la Doctrine et les règles de la Confrérie, tels que je vous les ai donnés. Si, après cette comparaison, l'affirmation de cet Ancien, de ce Solitaire ou de ce Frère ne concorde pas avec la Doctrine et avec la Règle, rejetez-la ; en cas contraire, acceptez-la comme ma propre parole. Tel est l'enseignement que je vous donne. »

Le Bouddha alla ensuite à Boya-Gama, puis à Pava. Là, il s'arrêta dans le bos-

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quet de Mangos de Tchounda, qui appartenait à la caste des forgerons. Dès que Tchounda l'apprit, il accourut plein de joie et pria le Bouddha de venir prendre son repas, avec les Frères, dans sa maison.

Le Bouddha lui rit connaître par son silence qu'il y consentait.

Tchounda, le forgeron, leur servit alors ce qu'il avait de meilleur : du riz, des gâteaux et du sanglier cuit au four. Lorsque le Bouddha s'en aperçut, il dit à Tchounda : « Tu ne donneras qu'à moi du sanglier, que tu as préparé, Tchounda. Les Frères auront le riz et les gâteaux. » Le forgeron fit suivant la volonté du Maître.

Lorsque celui-ci eut mangé, il se tourna de nouveau vers Tchounda et lui dit :

« Enterre dans une fosse ce qui reste de la viande, car à part le Bouddha, il n'y a ni sur terre ni dans les mondes célestes, ni parmi les Samanas, ni parmi les Brahmanes, les dieux ou les hommes, un seul être qui puisse prendre cette nourriture sans se nuire. »

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