Quels sont les termes de la formule de
recours ?
La formule de recours est ainsi conçue :
efforts et une consciencieuse application de ses préceptes, le but suprême de tout être vivant, la félicité éternelle, la délivrance, le Nirvana. Le Bouddhisme est donc une religion.
C'est en même temps une philosophie. Car il n'exige pas de ses disciples une foi aveugle, mais leur demande une conviction basée sur leurs propres recherches, sur leur propre examen et sur de sérieuses méditations. Il n'appuie pas ses doctrines sur la volonté d'un Créateur incompréhensible ou sur une révélation surnaturelle, mais sur la constitution naturelle de l'Univers que tout le monde peut étudier. Il ne cherche pas à faire peur au coupable en le menaçant de peines éternelles, mais a éclairer l'œil de l'égaré, encore troublé par les illusions terrestres, afin qu'il puisse voir la vérité. Il met celui qui s'y prête de bonne foi, sur le chemin de son développement spirituel et de son perfectionnement moral et l'amène à un point ou tout ce qui est terrestre ne lui parait plus qu'une vaine apparence et où toutes ces tristes contradictions, qui nous semblent insolubles, entre le cours du monde et la vie humame disparaissent dans la perception claire de l'Eternel et de l'Immuable.
J'ai recours au Bouddha.
J'ai recours à la doctrine.
J'ai recours à la Confrérie des Élus.
(Sangha.i
4. Que signifie la prononciation solennelle de cette formule de recours?
Celui qui prononce cette formule veut
témoigner devant tout le monde qu'il choisit désormais le Bouddha pour son maitre et son modèle; qu'il voit dans sa sainte doctrine le résumé et les principes fondamentaux immuables de toute vérité et de toute justice, en même temps que la voie pour arriver à son propre perfectionnement et à la délivrance; enfin qu'il considère les membres de la Confrérie des Elus comme les successeurs vénérables et choisis du Bouddha, chargés d'annoncer, d'expliquer et d'appliquer la Doctrine.
5. Cette formule de recours est-elle obligatoire four tous les Bouddhistes?
Pour tous sans exception; qu'ils appartiennent à la Confrérie des Élus, ayant adopté la vie de moine mendiant (Bhik-
shou, Samana) ou qu'ils soient adhérents laïques. Seul celui qui a prononcé la formule de recours devant la communauté ou ses représentants, appartient en réalité à la communion bouddhiste.