Qu'expriment les psaumes de compiles
J{. Le premier psaume de compiles exprime notre confiance en Dieu au moment d'aller j)rcndre notre repos; le second marque les ellVts de la proteciion de Dieu sur ceux qui espèrent en lui; le IroLsième nous invite à élever noire cœur à Dieu lors(pie nous nous éveillons pendant la nuit, et nous rappelle l'usage des premiers chrétiens, qui se levaient pend.mt la nuit pour prier.
Q. Qu'est-ce que l'hymne de complies?
II. L'hynmc de compiles est un long soujïir vers le ciel , pairie bienheureuse, où il n'y aura plus ni ténèbres ni danger.
Q. Comment se terminent les compiles ?
Ji Les compiles se terminent par le cantique du vieillard Siluéon et par une antienne à la sainte Vierge, pour marquer le désir et demander la grâce d'une bonne mort.
Q. Pourquoi l'Église fait-elle usage du lalin dans ses offices?
/?. L'Église fait usage du lalin dans ses offices pour conserver l'unilé de la foi; car les langues vivantes , changeant continuellement, entraîneraient bientôt des altérations dans la lilurgic et dans les formules des sacrements.
Q. Pourquoi encore?
R. Pour conserver la cadiolicité de la foi , et pour que nulle part nous ne soyons étrangers les uns aux autres; enfin pour rendre nos mystères plus respcciables.
Q. Quelle est l'origine du chant ecclésiastique?
J{. L'origine du chant ecclésiastique est aussi ancienne que la Religion ; car le chant est naturel à l'homme et essentiellement religieux ; voilà pourquoi l'Église catholique, qui a conservé tout ce qu'il y a de bon et de vrai dans les traditions anciennes, a conservé le chant.
Q. Qui a arrangé le chant de l'Église ?
H. C'est saint Ambroise, et surtout saint Grégoire , pape , qui ont arrangé le chant de l'Église : il est très-beau, et produit dans l'àme les plus vives impressions de piété.
Prière et résolution , page 169.
XV LEÇON
LE CHRISTIANISME RENDU SENSIBLE. — DU SACRIFICE KN GÉNf.- RAL ET DU SACRIFICE DE LA MESSE EN PARTICULIER.
Q. Qu'est-ce que le sacrifice?
U. Le sacrifice est l'olîrandc fuite à Dieu d'une chose qu'on détruit en son honneur pour reconnaître son souverain domaine sui les créatures.
Q. l'ourquoi le sacrifice rs(-il nécessaire?
/^ Le sacrifice est nécessaire, parce qu'il est le seul moyen de rcconnaîire le souverain domaine de Dieu sur tout ce qui existe.
C^. Comment cela?
DE PERSÉVÉRANCE. 'in
//. Parce qu'en détruisant une cr^'alure à l'honneur de Dieu , l'homme lui dit par celle action : Je reconnais que vous êtes le maître absolu de la vie et de la mort de toutes les créatures et de moi-même.
Q. Qu'est-ce qui a établi les sacrifices ?
R. C'est Dieu qui a établi les sacrifices ; car l'homme n'aurait jamais imaginé que le sang d'un animal pûl plaire à Dieu et expier le péché.
Q. Les sacrifices des animaux plaisaient-ils à Dieu par eux-mêmes?
/?. Les sacrifices des animaux et des autres créatures ne plaisaient pas à Dieu par eux-mêmes , mais parce qu'ils représentaient un sacrifice d'un prix infini qui devait un jour avoir lieu.
Q. Combien y avail-il de sortes de ^acrifices chez les Juif>?
B. Il y avait cliezles Juifs quatre sortes de sacrifices : 1° Tholocaustc, qu'on oiïrait pour adorer Dieu; 2° le sacrifice pacifique, pour le remercier; 3° le sacrifice propitiatoire, pour l'apaiser; Zj" le sacrifice impélratoire , pour lui demander ses grâces.
Q. Qu'e^t-ce qui accompagnait toujours ces sacrifices?
n. La communion accompagnait toujours ces sacrifices, c'est-àdire que les fidèles et les prêtres mangeaient de la chair de la victime, afin d'entrer en communion avec Dieu, par le moyen des viandes qui lui étaient immolées.
Q. Par quoi ont été remplacés les sacrifices anciens ?
B. Les sacrifices anciens ont été remplacés par \\n sacrifice unique et éternel, le sacrifice du Calvaire dont ils étaiciU la figure.
Q. Qu'est-ce que la messe ?
B. La messe est la continuation et le renouvellement du sacrifice de la croix, dont elle ne diiïère que par la manière dont la victime y est offerte.
Q. Pour((uoi le sacrifice de la messe est-il nécessaire ?
B. Le sacrifice de la messe est nécessaire pour nous faire participer h la victime du Calvaire, en manf,'eanl sa chair et en buvant sou sang , et nous appliquer les mérites du sacrifice de la croix.
Prière et rêaolulion y page 18d.
XIV LEÇON
LE CHRISTIANISME RENDU SENSIBLE. — DES VÊTEMENTS